Recomposition politique, il faut ajouter le coronavirus et la guerre en Ukraine à la liste des divisions

Gauche, droite, extrême-droite, écologiste… ça ne suffit plus pour expliquer qui sont les gens politiquement, à quelle société ils aspirent. D’abord le zapping politique, des gens changent de préférence et de vote en fonction de leurs préoccupations du moment. Quelquefois, ça donne le tournis… Il y a aussi celles et ceux qui se sentent, par exemple, écologistes face aux enjeux du climat, mais de droite quelquefois extrême quand il s’agit d’immigration ou de droits des minorités ou de souveraineté nationale ; ou de gauche sur les questions économiques, mais de droite sur les questions sociales.

Et puis voila la pandémie de coronavirus, les complotistes de tous bords, les antivax, modérés ou fous furieux, celles et ceux qui font confiance à la médecine et les autres. Grosse fracture, dans la société, dans les familles politiques, dans les familles tout court quelquefois.

Et puis encore cette terrible guerre que la Russie mène en Ukraine, avec la plupart des gens horrifiés par les horreurs de cette agression mais une partie des Français accusant l’occident d’avoir tout fait pour pousser à bout Poutine, qui n’est pas un type si mauvais que ça…

Je suis écologiste, de gauche, pour la vaccination obligatoire, horrifié par cette guerre en Ukraine comme par les autres, favorables à l’accueil des réfugiés, qu’ils viennent d’Ukraine, de Syrie ou d’Afghanistan, favorable aux sanctions contre la Russie de Poutine, critique de l’Otan et de la mainmise des USA, pour un renforcement de l’Europe, sociale, écologiste, diplomatique et même politique, y compris dans sa composante de défense.

Du coup, je me sens bien dans ma famille politique, EELV, mais j’ai conscience qu’il faudra dépasser ce cadre d’un seul parti pour être en mesure de gagner des élections et peser sur les décisions, au niveau local comme au niveau national. Avec qui d’autre que mes ami.e.s d’EELV et du Pôle Écologiste vais-je pouvoir militer dans les mois et les années qui viennent, sur quels critères, sur quelles urgences, sur quelle vision du monde tel qu’il est et tel que nous le voulons ?