J’veux voir qu’une tête !

La création de notre groupe Boissy Avenir au sein du conseil municipal de Boissy continue d’occuper le Maire. Il vient de faire voter notre expulsion des commissions municipales et des organismes extérieurs.

Wanted Boissy-st-leger

Après l’exclusion récente du PS de mes amis de Boissy Avenir sur des prétextes inventés de toutes pièces, voila l’étape suivante dans la purge engagée par le Maire : il a fait voter au conseil municipal du 16 juin notre remplacement par ses fidèles soutiens dans les commissions municipales et dans les organismes extérieurs.

Débarqués des commissions :

– Administration générale, finances-développement économique et communauté d’agglomération – Nicolas Georges et moi
– Petite enfance, enfance-jeunesse-enseignement-sport et associations-santé – Thérèse Lefèvre
– Commerce-artisanat-tourisme-culture-jumelage-animations-fêtes-affaires sociales et culturelles-emploi-insertion – Nicolas Georges
– Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance – Nicolas Georges et moi
– Commission accessibilité aux personnes handicapées – Thérèse Lefèvre et moi
– Conseil d’administration du CCAS – Nicolas Georges et Thérèse Lefèvre

Mon sort concernant la commission des affaires techniques et urbanisme sera scellé lors du conseil du 29 juin.

Sans mettre les détails pour les organismes extérieurs, nos remplacements ont concerné 10 organismes, comme certains syndicats intercommunaux ou de grosses associations.

Les groupes d’opposition ont dénoncé cette démonstration de force de la majorité pour priver notre groupe de l’accès au débat démocratique interne sur les affaires de la commune. Ils ont refusé de prendre part à ce vote scandaleux, que nous considérons comme contraire à la loi et à la jurisprudence, contrairement au Maire qui interprète à sa guise une décision du Conseil d’état. Les deux élus communistes se sont courageusement associés à ce refus, bien qu’ils aient accepté de faire partie des membres de la majorité venant nous remplacer… Leur démarche est intéressante, mais ne va pas jusqu’au bout de la logique.

Les membres restant de la majorité ont voté comme un seul homme, même si certains signes me font penser que tout le monde n’est pas forcément ravi de la situation. Mais enfin, ils ont suivi les ordres de leur chef sans sourciller.

La fin du conseil a été chaotique, le maire nous reprochant notre « manque de courage », courage qui, dans son échelle de valeurs personnelles étonnante, aurait consisté à lui obéir et à démissionner de l’ensemble de nos mandats. Il a pour finir pris à partie grossièrement Nicolas Georges, ce qui a provoqué notre départ anticipé du conseil.

Cette volonté d’écarter de lui celles et ceux qui se permettent de le contester a de nombreuses conséquences négatives. Elle ne respecte pas les règles de base de la démocratie et du droit d’expression des différentes tendances ; elle fait perdre une énergie importante à tout le monde alors qu’il y a tant à faire pour notre ville et ses habitants, actuels et futurs ; elle dresse les gens les uns contre les autres dans une période difficile où il faudrait absolument rassembler toutes les bonnes volontés pour agir ensemble pour le bien de tous ; etc. Par ailleurs, même avec notre présence, d’ailleurs reconnue comme utile et constructive, le poids de la majorité au sein des commissions et organismes était de toute façon prépondérant. Il aurait pu s’abstenir de ce coup de force sans que personne n’ait à s’en plaindre.