Présidentielle. Un nuage (une odeur) de poudre qui obscurcit l’avenir ?

Pendant que le réchauffement climatique, la perte de biodiversité et des tas d’autres nouvelles flippantes sur le plan de l’environnement poursuivent le monde de leurs menaces, Trump nie le rôle des humains dans le réchauffement climatique, Poutine autorise les maris à frapper leurs femmes (je sais, aucun rapport, mais c’est tellement… fou ?) et pense lui aussi que l’activité humaine n’a sans doute rien à voir avec l’évolution du climat, les candidats à l’élection présidentielle française poursuivent leurs combats sanglants que relaient avec complaisance des médias assoiffées de petites phrases et de postures viriles…

Sérieux, ça me fatigue.

 

J’étais samedi 25 mars place de la République (mais pas hier, j’étais en Bretagne mais j’ai bien pensé à vous) avec mes amis écolos du 94,

et beaucoup d’autres, pour demander à Benoit Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot de chercher, et trouver une solution pour empêcher la déroute de la gauche le 23 avril prochain, avec ses promesses de reculs sociaux et environnementaux insupportables. La vérité : je n’y croyais pas, mais je voulais y être pour exprimer une position politique avec des gens que j’aime bien et qui partagent mes craintes et mes espoirs, parce que j’aime bien la place de la République, parce qu’il faisait beau. Et puis les intervenants ont dit de belles choses, après tout, peut-être reste-t-il encore un espoir ? En plus j’ai pu échanger quelques mots avec Jacques Boutault, le maire EELV du deuxième arrondissement de Paris, que je ne connaissais pas et que j’ai trouvé très sympa, j’ai aussi bavardé avec un militant EELV de Marseille, à vélo, enthousiaste, déterminé et plein d’humour. Tout ça, c’était bien !
Je n’ai plus de candidat depuis le retrait de Yannick Jadot. Je n’ai pas encore ressenti d’enthousiasme pour l’excellent programme que porte Benoit Hamon et pour le candidat lui-même, parce que malgré la ferveur de ses électeurs de la primaire socialiste, l’ombre du PS d’antan rôde encore autour de lui, en le flinguant ou en le soutenant du bout des lèvres.J’aurais tant aimé faire campagne POUR, sans arrière-pensée ni regret. Il me reste trois semaines…