Après le troisième tour de la présidentielle dans la 94-03

Quelles sont les tendances sur notre ville, Boissy-Saint-Léger, et notre circonscription, la 3ème du Val-de-Marne, entre le premier tour de la présidentielle et le premier tour de la législative ?

L’effondrement de la participation est impressionnant. La chaleur, la lassitude, le sentiment qu’En Marche est trop fort ? Ou le sentiment qu’il valait mieux donner une majorité au président élu plutôt que de risquer une cohabitation forcément source de conflits et d’anxiété. D’où mon titre, ce premier tour de l’élection législative étant vécu par les électeurs comme une confirmation de l’élection présidentielle, ce qui de mon point de vue est une conséquence désastreuse de la mise en place du quinquennat.

A Boissy, il y avait 78.52% de votant au 1er tour de la présidentielle, et seulement 43.32% hier.

Il me semble vain dans ces conditions de comparer le nombre de voix par candidat, reste donc la comparaison en pourcentage.

Entre la présidentielle et la législative, il y a trois variations notables à Boissy : le FN baisse de 14.71% à 10.52%, la France Insoumise chute, comme dans tout le pays, de 26.15% à 16.18% et, bien sûr, LREM s’envole vers des sommets, en passant de 25.76% à 37.92%.

Entre Boissy et la circonscription, je ne vois que deux différences significatives : la candidate du PS et d’EELV (Corinne Narassiguin) fait un meilleur score à Boissy que dans la circo, 9.45% contre 4.16%, même si elle aurait dû en toute logique faire bien mieux en ayant comme suppléant le maire de la ville, et celui de LR (Didier Gonzales) varie dans le sens inverse, passant de 13.18% à Boissy à 21.68% dans la circonscription.

Pour moi, grosse déception qu’il n’y ait pas eu de candidat écolo, surtout que l’objectif de ce « sacrifice », qui était de sauver le mandat de Laurence Abeille dans la 6ème circonscription du Val-de-Marne dans le cadre d’un accord avec le PS se solde par un échec.

D’une façon générale, on vit là un séisme politique, avec une future assemblée qui sera le résultat du « dégagisme » prôné par Mélenchon, mais mis en musique et en action par Macron.