Publié le 23 février 2025
Lorsque Julien Bayou avait été contraint de démissionner de son poste de secrétaire national d’EELV puis de son mandant de député, j’avais été choqué de la méthode employée par ses accusatrices / accusateurs pour le dénoncer. C’est cet évènement qui avait été le déclencheur de ma démission, qui s’ajoutait aux positionnements politiques pendant la présidentielle et les législatives de 2022 qui ne me convenaient pas.
Depuis, sans prendre de responsabilité au sein du parti, j’ai ré-adhéré, parce que les Écologistes sont ma famille politique et que c’est par la politique qu’une action publique est possible et nécessaire.
La justice, saisie par l’ex compagne de Julien, a rendu un non lieu pour absence d’infraction.
Il m’apparait nécessaire que le parti tienne compte de cette décision et ne ne contente pas d’un communiqué plutôt pas mal fait, mais que je juge trop timide. Il est en fin de cet article.
J’ai signé la lettre ouverte à la direction du parti pour qu’une position plus claire reconnaissant les erreurs passées envers Julien soit affirmée et publiée.



Nous avons appris le classement sans suite des plaintes déposées pour harcèlement moral et abus de faiblesse à l’encontre de Julien Bayou par son ex compagne. Nous constatons qu’à l’issue de l’enquête le Procureur de la République n’impute à Julien Bayou aucune infraction. Les conclusions en octobre dernier de notre enquête interne externalisée allaient dans le même sens.
Nous regrettons que cette affaire, amplifiée par sa médiatisation, ait pu occasionner des souffrances et eu des conséquences négatives sur la vie de Julien Bayou.
Nous entendons la souffrance de toutes les personnes concernées d’une manière ou d’une autre par cette affaire, ainsi que celle de leurs proches. Nous leur apportons notre soutien ainsi qu’aux personnes adhérentes de notre parti affectées par celle-ci.
Nous regrettons l’impact que cette affaire a eu sur notre mouvement, autant critiqué d’en faire trop que pas assez, et sur l’ensemble de ses militant.es. Cette longue séquence nous a et devra nous guider dans l’amélioration de nos pratiques politiques ; nous engagerons un débat en interne sur les enseignements à en tirer.
Nous rappelons notre attachement au principe de la présomption d’innocence. La mise en œuvre de nos procédures internes en matière de lutte contre les violences sexistes et sexuelles n’a jamais dérogé à ce principe fondamental.
La question de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles est au cœur de notre engagement politique. Nous continuerons à prendre au sérieux, à traiter tous les signalements et à nous former à tous les échelons afin d’offrir des espaces militants sécurisants pour toutes et tous.
Nous devons nous assurer que l’ensemble des membres de notre mouvement puissent s’y investir et militer en toute sécurité. Cet enjeu dépasse le mouvement Les Écologistes et nécessite un travail politique collectif. Nous entendons continuer à y prendre toute notre part.