Justice et Paix, Droits et Devoirs, pour la police comme pour la population

Sidération et tristesse face au décès de ce jeune homme ayant refusé d’obtempérer et conduisant sans permis à Nanterre, tué par un policier dans des circonstances scandaleuses. Une réforme de la police est urgente, de son armement et des conditions de son usage, de la formation de ses membres et du respect de son éthique et de sa déontologie.

Incompréhension et inquiétude devant les destructions et pillages perpétrées par de jeunes émeutiers dans de nombreux quartiers. Ils ont des raisons de craindre l’avenir, le leur et celui de leurs familles, mais ils n’ont pas le droit de saccager ainsi, de nuire à leurs quartiers et à leurs habitants. Et oui, on est en droit de s’interroger sur le rôles de leurs parents et l’éducation qu’ils leur ont donnée.

Je soutiens Les Soulèvements de la Terre

La violence me gène toujours, surtout si elle se manifeste contre des personnes. Les modes d’actions des Soulèvements de la Terre ou d’autres acteurs de l’écologie dite radicale me mettent mal à l’aise.

Pourtant, la gouvernance économique de nos sociétés nous entraine droit dans le mur, broie les individus, les collectifs, la biodiversité et la planète. Cette violence-là est mortelle, à une échelle gigantesque et définitive.

A l’évidence, manifester ne suffit plus, voter ne suffit plus, écrire et témoigner ne suffisent plus, les rapports pourtant unanimement salués des experts et lanceurs d’alertes ne suffisent plus.

Alors, je soutiens les Soulèvements de la Terre et je proteste contre leur interdiction par le gouvernement de la France, incapable, comme ses prédécesseurs, de respecter ses propres engagements renouvelés hypocritement de COP en COP.

Dimanche 2 avril, journée mondiale de sensibilisation à l’autisme

Pascale Isel et moi, groupe d’élus Boissy Ecologie et Solidarité, avons exprimé par une question ouverte lors du conseil municipal du 30 mars le besoin de prise en charge des personnes atteintes d’un trouble du spectre autistique à Boissy et regretté la non participation de la ville de Boissy-Saint-Léger à la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme.

En rappelant combien ce sujet impacte les personnes concernées et leurs familles :

« 8000 enfants naissent en étant porteurs de troubles du spectre de l’autisme en France chaque année, soit un enfant sur cent. Le nombre de personnes diagnostiquées autistes augmente de 7% par an, la prévalence a triplé en 10 ans, ce qui est considérable.

Nous connaissons tous dans notre entourage une ou des familles concernées, pour lesquelles la prise en charge des enfants ou des adultes autistes représente une énorme charge, faute de professionnels disponibles et surtout de places dans les établissements d’accueil.

A l’école, la scolarité des enfants autistes est très dégradée par le manque d’AESH, et cette dégradation a un retentissement également sur les autres élèves, sur le corps enseignant et l’ensemble de la communauté scolaire. »

Source illustration : Hautes-Pyrénées.

Services publics – heureusement que les villes compensent le désengagement de l’État

Services publics de proximité, heureusement que les villes assurent

Boutique SNCF, sécurité sociale, CNAV, poste de l’Orangerie, Pôle Emploi, on en oublie peut-être ? Ces services publics de proximité qui existaient à Boissy ont été fermés au cours des années passées. Les protestations et les manifestations n’y ont rien changé. Une autre tendance très injuste s’est mise en place dans tous les services publics, la nécessité de passer par des portails internet qui fonctionnent plus ou moins bien. Et tant pis pour bon nombre de personnes âgées, handicapées ou ayant des difficultés avec la langue ou l’écriture. Pour joindre par téléphone un agent de la CAF ou de l’assurance maladie, mieux vaut s’armer de patience ! Beaucoup de personnes confrontées à ces difficultés renoncent à leurs droits.

Face à ce désengagement scandaleux de l’Etat, la ville a choisi de compenser ces fermetures, par la mise en place d’une Agence Postale Communale, puis par France Services, des services nouveaux qui nécessitent des locaux, des moyens humains et financiers. Nous félicitons la ville de Boissy d’avoir su mettre en place ces structures qui aident énormément les Boisséennes et les Boisséens.

Article paru dans la rubrique Libre Opinion du Boissy Mag numéro 178 de février 2023

Vendredi 3 juin, c’était la fête des voisins aux Hautes Varennes

Hier soir, vendredi 3 juin, c’était la fête des voisins des Hautes Varennes à Boissy-Saint-Léger à l’occasion de laquelle nous avons fêté aussi les 40 ans d’existence de cette association syndicale hors du commun.

Entre 60 et 70 personnes présentes, une abondance de plats faits maison de toutes origines ainsi que des boissons variées, une ambiance joyeuse et tranquille qui nous a toutes et tous fait chaud au cœur. J’ai brièvement rappelé l’historique et le monde de fonctionnement de l’ashv, et Régis Charbonnier, maire de Boissy et membre de l’association, a évoqué quelques souvenirs des premières années.

Tout les présents étaient motivés pour poursuivre encore longtemps cette belle aventure, statutaire bien sûr, mais aussi et surtout humaine.

Un grand merci à toutes les personnes présentes et une amicale pensée pour celles et ceux qui auraient aimé y être mais qui étaient empêchés.

Les Hautes Varennes ont 40 ans cette année

Le quartier d’habitation des Hautes Varennes à Boissy-Saint-Léger, 110 pavillons dans la Haie Griselle, aux portes de Bonneuil-sur-Marne et de Limeil-Brévannes, a 40 ans cette année. C’était une des dernières réalisations, sans doute la dernière, de la ZAC de la Haie Griselle, depuis dissoute. Il est géré par une association syndicale libre (ASL), sorte de syndic bénévole dirigée par un Syndicat, qu’on appelle encore par habitude conseil syndical.

L’ASHV est un des 33 co-syndicataires de l’ASGE, association syndicale de gestion et d’entretien de la Haie Griselle, qui en comptera bientôt quelques-uns de plus lorsque les premiers immeubles de la Charmeraie seront livrés.

C’est une forme de petit miracle humain qui fait que depuis 1982 les habitants du quartier ont toujours trouvé des volontaires pour assurer la pérennité de cette ASL.

Ont été présidents et présidentes de l’association syndicale des Hautes Varennes, avec un, deux ou trois mandats, successifs ou pas :

Régis Charbonnier
José Ceccarelli
Serge Boileau
Pascal Dejoux
Christian Rakotoasitera
Christian Larger (1er mandat, de 1996 à 1999)
Marcel Brillant
Christophe Fogel
Corinne Durand
Géraldine Jagrin
Daphné Moulin
Christian Larger (second mandat, à partir de mai 2016)

Des dizaines d’autres résidents ont consacré de leur temps et de leur énergie à faire vivre notre association de propriétaires en étant vice-présidente, trésorier, trésorier-adjoint, secrétaire, président ou présidente du conseil syndical, conseiller syndical et conseillère syndicale, souvent en assurant successivement plusieurs de ces mandats.

En illustrations, deux extraits du 1er journal de quartier que j’avais lancé lors de mon premier mandat, en 1996.

Des propriétaires du début, il doit en rester entre 20 et 30 (je n’ai pas compté).

Ce quartier a toujours su, grâce à l’ASHV et au fonctionnement de son conseil syndical, entretenir un esprit de proximité, de convivialité, de solidarité, allant bien au-delà de ses obligations statutaires en organisant des fêtes, des tournois sportifs, des apéritifs sur nos places et des fêtes des voisins.

Nous fêterons l’anniversaire des Hautes Varennes dans quelques jours, sur le square des Varennes. Les habitants du quartier y apporteront un plat de leur confection ou une bouteille, et nous aurons le plaisir d’échanger, comme nous aimons toutes et tous tellement le faire, sur nos vies, nos familles, nos joies et nos peines, notre quartier, ses plaisirs et ses soucis.

40 ans, et ça va continuer encore longtemps !

Vive les Hautes Varennes !

Aménagement de la couverture de la déviation et de ses abords – respecter la faune sauvage !

Ceci est l’article libre opinion qui sera publié dans le prochain Boissy Mag

Cinq ans après le concours désignant la société chargée de l’aménagement de la couverture et des abords de la déviation, les financements et les détails du projet final ne sont toujours pas connus.

Parmi les enjeux de cet aménagement, créer des aires de loisirs, faciliter le cheminement piéton et cycliste, l’un d’entre eux attire particulièrement notre attention.

Des chevreuils, des daims, d’autres mammifères, de nombreuses espèces d’oiseaux, d’insectes et de batraciens habitent ces espaces, s’y nourrissent, s’y reposent, s’y reproduisent et s’y déplacent.

Le projet doit impérativement respecter ces habitats, pendant la réalisation des travaux et lorsqu’ils seront terminés. Chaque bosquet, chaque creux, chaque pied d’arbre peut abriter un animal ou un groupe d’animaux.

La faune boisséenne est exceptionnellement riche. Des cervidés aussi près d’une métropole est un cas unique en Europe. La vie de ces animaux et la biodiversité sont à protéger. Les espaces formant leur habitat sont un véritable poumon vert pour les humains que nous sommes et qui peuvent s’y promener avec respect.

Non à la retraite à 65 ans !

La retraite à 65 ans proposée par le candidat Macron : un dogme libéral aveugle et une terrible régression sociale

Parce que le modèle voulant que les cotisants paient les retraites n’est pas tenable. Les gains de productivité ne cessent d’augmenter et le rapport du nombre de cotisants (30 millions d’actifs) par rapports au nombre de retraités (17 millions) ne cesse de diminuer. Ça ne peut plus fonctionner, même en faisant travailler les gens plus longtemps.

Parce que c’est profondément injuste. L’espérance de vie des travailleurs les plus pauvres est très inférieure à celle des plus aisés. 13 ans d’écart chez les hommes, 8 ans d’écart chez les femmes.

Et n’oublions pas les chômeurs : après un an de chômage, les personnes sans emploi voient leur espérance de vie diminuer d’une année par rapport aux travailleurs.

Parce que pour « travailler tous », il faut « travailler moins ». Ça passe par la réduction du temps de travail hebdomadaire mais aussi par la non augmentation de l’âge de départ à la retraite.

Parce que 65 ans est un choix hypocrite. En France, l’âge réel de départ à la retraite est de 62,5 ans pour les hommes, 63 ans pour les femmes. Et ces âges ne tiennent pas compte de celles et ceux qui sont en chômage de longue durée ou en invalidité, usés par des années de travail contraignant. Comme pour les précédentes réformes (Sarkozy, Hollande), la volonté réelle de Macron et de ses soutiens politiques et financiers est de réduire le montant des pensions, les gens prenant leur retraite sans attendre le taux plein.

Parce que considérer le travail comme seule façon d’être utile au collectif est une grave erreur. Heureusement qu’il y a des retraités encore en forme pour faire vivre les associations, dont les associations caritatives, les clubs sportifs, participer aux pédibus, garder leurs petits-enfants,etc.

Par contre, celles et ceux qui le souhaitent ou qui le peuvent, il faut bien sûr leur permettre de poursuivre leur activité.

Et alors, gros malin, nous disent les super calculateurs, tous faisant partie de cette France qui va plutôt bien, qui va payer ?

Facile, celles et ceux qui s’en mettent plein les comptes en Suisse grâce aux dividendes qu’ils reçoivent et les impôts qu’ils ne paient pas. Taxer les transactions financières et traquer l’évasion fiscale, deux mesures qui apporteront à l’État les moyens pour financer les retraites, les hôpitaux, les écoles, les maisons de retraite, etc.

Non à la retraite à 65 ans !

Baromètre 2021 des villes cyclables – Il y a beaucoup à faire à Boissy aussi

Les résultats du baromètre 2021 des villes cyclables sont maintenant publics. Peu de villes donnent satisfaction aux cyclistes ou l’envie de se lancer à vélo à celles et ceux qui seraient tentés.

A Boissy-Saint-Léger, de nombreux points noirs sont repérés, le manque d’arceaux de fixation et d’équipements aux carrefours est dénoncé, le mauvais entretien des piste existantes les rend désagréables à emprunter.

Mais le pire, comme dans beaucoup d’autres villes, ce sont les discontinuités. Quelques bouts de piste de ci de là, qui se terminent souvent dans des conditions potentiellement dangereuses, les branches Val-de-Marnaises du RER vélo pour lesquelles il n’y a aucun début de chantier ni même de promesse de financement pour l’ensemble du projet porté par le Collectif Vélo Ile de France. Les sommes budgétées par la Région le sont pour la phase 1 seulement.

Disons pour terminer sur une note positive que la marge de progression est grande !

https://barometre.parlons-velo.fr/2021/palmares/…