Archives de catégorie : Actualité

Crise des éleveurs, crise de régime… alimentaire

Les éleveurs, et avec eux de nombreux autres paysans, font un travail difficile, fatiguant, sans vraies vacances et avec beaucoup d’inquiétude pour leurs revenus souvent très faibles et pour leur avenir.

De ce point de vue, leur mouvement social est la légitime colère provoquée par la peur du lendemain et l’injustice des conditions que leur imposent la grande distribution, la concurrence internationale féroce, des banquiers sans scrupule. Je comprends leur colère et je compatis à leurs difficultés.

Mais…

L’agriculture intensive détruit la biodiversité, appauvrit les sols, pollue les cours d’eau et l’atmosphère, consomme une trop grande quantité d’énergie. L’élevage intensif nécessite des surfaces gigantesques, en France ou ailleurs, pour cultiver les végétaux nécessaires à l’alimentation des animaux de boucherie. Alors qu’une alimentation avec moins (pas) de viande serait plus respectueuse de l’environnement et de notre santé. Elle réduirait l’impact de la concurrence entre ces cultures intensives et les cultures vivrières, autant que possible relocalisées, saisonnières et en circuits courts. Et enfin, une alimentation plus tournée vers les végétaux provoquerait moins de souffrance pour les animaux.

Mais…

Ce mouvement, comme celui des bonnets rouges qui d’ailleurs repointent le bout de leur nez, est une contestation très politique, qui profite de la faiblesse du gouvernement Hollande pour tenter un passage en force et favoriser le retour de la droite au pouvoir. La FNSEA qui mène la danse ne parle pas des aides énormes que reçoivent de l’Europe les grands céréaliers, ceux-là même qui pourrissent nos sols et fournissent les produits qu’ils vendent très cher aux éleveurs, sans plus d’états d’âmes que les distributeurs.

Mais…

Ça me dérange que plus personne ne sache négocier et que les revendications s’expriment en dehors des organisations représentatives, dans la rue, dans la violence parfois.

Après les bonnets rouges qui ont eu la peau de l’écotaxe, les buralistes qui viennent d’obtenir celle du paquet de cigarettes neutre, les taxis qui préservent par la force leurs petites entreprises, on verra quoi demain ? Les marchands d’armes qui exigeront plus de conflits pour faire tourner leurs usines ?

En revanche, les paysans ont raison quant ils en appellent aux politiques : savoir ce que les Français mangeront demain, savoir ce que les paysans d’aujourd’hui cultiveront demain, dans quelles conditions, savoir quelles terres fertiles nous préserverons, y compris en interdisant la construction d’aéroports, de barrages ou  de villages de tourisme artificiels sont en effet des enjeux politiques nationaux. Pas sûr que les solutions qui sortiraient d’un vrai débat les satisferaient.

Après le conseil municipal du 29 juin, communiqué de Boissy Avenir

Aujourd’hui, les Grecs retiennent leur souffle, dans l’attente angoissée du résultat du référendum et des suites qui seront données par les créanciers brutaux de ce pays martyrisé… Les victimes des récents attentats en France, en Tunisie et au Koweït pansent leurs plaies et pleurent les victimes.

J’ai bien conscience que le dédain avec lequel sont traités le conseil municipal et les représentants du personnel, ainsi que les mesquineries dont le groupe Boissy Avenir auquel j’appartiens est l’objet sont peu de chose face à l’actualité.

Mais pourtant, je sais aussi que la démocratie est un combat de tous les instants, à tous les niveaux.

Boissy Avenir : boissyavenir@gmail.com

CP 03-07-2015

Boissy Avenir : communiqué de presse

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Communiqué de presse

 La démocratie est morte, Vive la démocratie !

 Lors du Conseil municipal du 16 juin dernier, le maire de Boissy-Saint-Léger a fait voter notre exclusion des commissions municipales et d’organismes extérieurs. Ce vote a été la démonstration d’une crise d’autorité du maire, qui, en plus d’affirmer son autocratie, a offert le spectacle d’une majorité une nouvelle fois affaiblie par son obligation de suivre et parfois jusqu’à l’absurde.

Nous avons contesté pendant le conseil ces délibérations, tant sur l’aspect politique que légal. Face aux interrogations et protestations de plusieurs élus, le maire a affirmé de façon martiale qu’il irait « jusqu’au Conseil d’état s’il le fallait ». Une façon pour lui, dans une période de doute, de réaffirmer sa puissance à toux ceux qui se mettraient en travers de sa route.

De nombreuses personnes nous poussaient à contester ces délibérations devant les tribunaux. Outre la stérilité de ce conflit, ce serait pour nous, mais aussi pour le maire, sa majorité, son administration, une débauche d’énergie, de temps, d’argent, et surtout un spectacle affligeant d’élus s’affrontant au lieu de s’occuper des affaires de la ville. Si nous considérons les propos outranciers, tenus à l’encontre de certains élus ainsi qu’une accusation grave à l’encontre des syndicats qui relève de la diffamation, il est urgent d‘agir pour sortir de ce climat agressif et menaçant.

C’est pour cela que, même si nous avons de solides arguments qui nous auraient peut-être permis de gagner, nous ne tenterons pas ce combat pour l’annulation de ces délibérations parce que nous voulons élever le débat.

Nous sommes exclus des commissions municipales, c’est injuste, mais nous ferons avec.

Et pour montrer que notre groupe s’appuie sur des valeurs, pense aux Boisséens, place une grande confiance dans la vertu de la démocratie participative, dans l’échange et le dialogue apaisé avec nos concitoyens, nous avons décidé de mettre en place une nouvelle commission, extra-municipale celle-là :

Commission boisséenne pour l’avenir de la démocratie dans notre ville.

Cette commission sera ouverte à toutes celles et tous ceux, y compris d’autres élus, de l’opposition ou de la majorité, qui veulent débattre des affaires de Boissy-St-Léger. Inscrivez-vous dès maintenant à boissyavenir@gmail.com. Nous vous tiendrons informés de la date et du lieu de la première réunion de cette commission. Elle sera consacrée à sa mise en place, à son fonctionnement et au choix des sujets que nous débattrons.

 Thérèse Lefèvre, Christian Larger, Nicolas Georges.

A l’AP-HP, la logique budgétaire contre les conditions de travail et de vie au travail

Jeudi 18 juin 2015, nouvelle manifestation des personnels de l’AP-HP devant le siège de la direction générale

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Le directeur de l’AP-HP, Martin Hirsh, veut imposer une réforme de l’organisation du travail en réduisant pour de nombreux agents de l’AP-HP le temps de travail quotidien, de 7h36 ou 7h50 à 7h30. Il existe de nombreux autres horaires dans les hôpitaux parisiens.

Cette modification, sous le prétexte de réduire les inégalités, d’améliorer les transmissions, et même d’améliorer les conditions de travail (??????), conduirait à retirer environ 5 jours de RTT par an aux agents concernés. D’autres mesures dont on parle moins font partie de ce projet de réforme, comme la demi-heure de pause méridienne qui sortirait du temps de travail effectif pour les personnels pouvant quitter leur service, la suppression d’autres congés spéciaux, la fête des mères, les jours « médaille », une partie des congés bonifiés.

L’objectif avoué est d’économiser 20 millions d’euros. Le chantage consiste à dire, ou vous acceptez cette réforme, ou on réduit les effectifs de 4000 personnes, vu les économies que nous impose la loi.

5 jours de RTT, vous me direz que ce n’est pas la mer à boire. Sauf que pour des personnels souvent épuisés, mal soutenus par leur hiérarchie ou leur direction, appartenant à des collectifs de travail explosés (polyvalence, chasse aux « temps morts », considérés comme tels par les directions, mais pourtant tellement indispensables pour échanger et pour récupérer), ces quelques jours font partie de « ce qu’il reste », de l’indispensable pour se remettre de la lourdeur des tâches, des relations conflictuelles, des frustrations d’un travail mal fait.

Sans oublier l’environnement de l’Ile de France, les énormes difficultés de déplacements, la cherté des moyens de garde des enfants, et tout ce qui incite les salariés à préférer une organisation de travail avec moins de jours de présence.

Alors, cette « goute d’eau » fait déborder le vase. Les dirigeants de l’AP-HP ne mesurent pas combien les personnels sont dégoutés de ne pas pouvoir faire leur travail dans de bonnes conditions, et désespérés de n’entendre de leur part que des demandes d’effort, d’adaptation, d’augmentation de l’activité, de remise en cause permanente de leurs pratiques, de recherche d’économies.

Le groupe d’élus Boissy Avenir, dont je fais partie, votera contre le FN au second tour des départementales

Boissy Avenir - départementales

Notre position sur le 2nd tour des élections départementales

Madame, Monsieur,

Lors du premier tour des élections départementales sur notre canton (Boissy-Saint-Léger, Mandres-les-Roses,  Marolles-en-Brie,  Noiseau,  Périgny-sur-Yerre, La Queue-en-Brie, Santeny et Villecresnes) le résultat a porté en tête la liste UMP-UDI avec 31,35%, suivie par la liste du FN avec 26,43 %, le PS avec 17,31%, le PC/FG avec 12,58%, DLR avec 6,34% et les VERTS avec 5,98%.

La    progression    du    Front    national    confirme     l’état    de    crise    politique    et
sociale    qui    secoue    notre    pays    dont    les    effets    politiques    se    traduisent    dans notre canton par un vote sanction.

Le     vote     de     l’extrême     droite,     comme     l’abstention,     est     une     façon
d’exprimer    le    désamour    et    le    rejet    par    nos    concitoyens.    Les    nouvelles façons de    faire    de    la    politique    sont    à    inventer,    au    plus    près    du quotidien,    des    personnes et de leurs territoires.

Le    groupe    BOISSY    AVENIR    a    été    porteur,    dès    le    début,    de    valeurs    de
respect,    de    tolérance,    de    solidarité,    de    démocratie,    de    justice    et    de convivialité, représentante    d’une    gauche    humaniste,    sociale    et    écologiste.

Pour    le    second    tour    des    élections    départementales,    l’ensemble    des    élus
de    BOISSY    AVENIR    voteront,    sans    réserve,    pour    les    candidats    de l’UMP-UDI pour    battre    le    Front    national    et    son    projet    politique    fondé sur    la    colère,    la division,    la    frustration    et    la    peur.

1er tour des départementales

J’ai un peu la gueule de bois aujourd’hui… Je n’arrive vraiment pas à me faire à l’idée qu’un électeur sur quatre, des gens que je connais, que je salue, que j’aime bien sans doute, votent pour le front national.

Je n’arrive pas à m’y faire parce qu’il me semble que celles et ceux qui sont déçus ou en colère face à l’incapacité des politiques et du gouvernement de traiter les grands enjeux de notre société (justice, emploi, développement durable, crise climatique et des matières premières, biodiversité, replis identitaires, etc.) et leurs problèmes personnels souvent sévères (revenus, logement, santé, transports, etc.), pourraient exprimer autrement leur désaccord. Il y a d’autres partis ou mouvements politiques qui proposent des alternatives, comme EELV bien sûr, qui est le parti auquel j’adhère, mais d’autres également.

Et puis quand même, quelques soient les bouts de programmes piqués ici et là par le FN pour donner l’illusion de s’intéresser à tout le monde, il manquera toujours à ce parti inquiétant un élément essentiel à notre communauté de destin : la Fraternité.

Tout ça pour dire que dimanche prochain, comme on aura le choix entre l’UMP/UDI et le FN, je vais voter pour le binôme UMP/UDI du canton du Plateau Briard, pour faire barrage aux candidats du rejet et de la peur.

A Boissy, EELV a obtenu 6,70%, 5,98% sur l’ensemble du canton. Bien sûr c’est un score modeste, mais il s’agit d’un résultat plutôt correct dans un contexte national aussi tendu, avec une très mauvaise couverture médiatique des propositions d’EELV, qui a pourtant pour les départements et les autres différents niveaux de collectivités des propositions originales. Julie Servin et Jean Chagny ont porté avec talent et conviction les couleurs de l’écologie politique. Je suis heureux d’avoir participé, même modestement, à leur campagne.

Le PS a fait un assez bon score, en prenant la première place à Boissy avec 25,01%, même si son binôme est privé de second tour sur le canton en étant avec 17,31% derrière l’UMP/UDI et le FN.

Le Front de Gauche a fait un honnête 14,30% à Boissy et 12,58% sur le canton.

Alors, bien sûr, le PS disait dès hier soir :  Ah, si nous avions pu faire l’alliance à gauche, le résultat aurait été différent. Certes…

Mais EELV ne doit pas être enfermé dans des alliances automatiques avec le PS,  et il est légitime de présenter des candidats écolos qui portent spécifiquement leurs positions : la démocratie, y compris au sein du parti, la parité comme règle essentielle, le développement durable, la rupture avec le dogme de la croissance, le non cumul des mandats, pour ne citer que celles-là, qui ne sont pas forcément des urgences portées par le PS.

Ici, les résultats du canton au format Excel : Canton

C’était parti pour 6 ans, ça a duré 6 mois

Avant d’écrire cet article, j’ai parcouru ceux que j’avais faits jusque là. Un autre monde…
Et pourtant, j’étais prévenu.

Mais j’avais fait confiance au Maire de Boissy qui m’avait donné des assurances sur sa façon de se comporter avec les gens, qu’ils soient élus ou personnels de la ville. Il a trahi cette confiance.

Qu’on me comprenne bien : cet homme reste quelqu’un d’exceptionnel, travailleur, combatif, extraordinaire contradicteur et orateur, maitrisant le plus souvent très bien ses dossiers, plus que tout autre. S’il n’y avait pas chez lui ce Mister Hyde qui cherche à s’imposer avec force et quelquefois brutalité face à celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, ce mandat aurait pu être formidable.

Mais voilà, Mister Hyde s’est révélé plus fort que le Dr Jekyll.

Son comportement autoritaire est très vite devenu lourd, puis carrément insupportable lors de quelques évènements, dont la grève du personnel en octobre novembre 2014, plus la (grosse) goute d’eau de la plainte pour vol contre une responsable de service plus récemment.

Je me suis engagé en politique autant pour promouvoir la solidarité, la convivialité, le respect partagé que pour agir dans les domaines qui me motivent, comme le social et l’écologie. Et la façon de faire compte autant que les buts poursuivis.

11 mois après les élections, parce que la rébellion des 6 et 13 février d’une grande partie de la majorité a avorté sous la pression des états-majors politiques, je fais maintenant partie d’un nouveau groupe de trois élus au sein du conseil municipal : Boissy Avenir. Nous n’avons pas voulu faire allégeance et nous soumettre et nous voulons assumer librement toutes nos responsabilités dans ce mandat, au service des Boisséens et du programme sur lequel nous nous sommes engagés.

Voici la déclaration faite par Nicolas Georges en début du conseil municipal du 16 mars 2015 : Boissy Avenir – Conseil Municipal de Boissy

Et mon intervention avant le vote du budget : Intervention budget 16-03-2015

Ces deux documents, sans forcément tout expliquer, donneront au lecteur quelques éléments permettant de comprendre notre démarche et notre décision.