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Des arbres abattus ou à abattre. Est-ce indispensable ?

Un tilleul sur la place à l’angle des rues de la Fontaine et Vallou de Villeneuve dont une grosse branche est tombée lors du coup de vent du 12 mars a été rapidement abattu. Son tronc présentait des cavités.
Les deux platanes devant la mairie vont être abattus le 8 et le 9 avril, un diagnostic aurait conclu à leur dangerosité, parce que leurs troncs sont creux. C’est dans le cadre d’un projet de travaux sur le trottoir devant la mairie que ce diagnostic a été fait.
Dans les deux cas, nous nous interrogeons sur l’urgence d’abattre de si beaux arbres. Ils présentaient des cavités, soit, mais ce n’est pas une raison suffisante. Et puis pour le tilleul, c’est après son abattage qu’on s’en est rendu compte. A-t-il été « puni » d’avoir abimé des voitures ? Si tous les « tubes » vides par nature devaient être abattus, on devrait tronçonner tous les mats d’éclairage public ! Selon un expert consulté, il suffit souvent de bien tailler quelques grosses branches sans avoir besoin de prendre ces décisions lourdes de conséquence.
Pour les platanes de la mairie, on peut se demander si les travaux prévus n’ont pas précipité la mort de ces arbres pour des raisons de facilité de chantier. Certes, de nouveaux arbres seront plantés, mais ces disparitions de vieux et beaux sujets nous laissent un doute et un regret.

Souche du tilleul abattu à l’angle des rues de la Fontaine et Vallou de Villeneuve
Les platanes de la mairie dont les jours sont comptés

Cyclistes, piétons, allez vous faire f….. !


Semblent dire les services en charge de l’entretien du trottoir partagé cyclistes piétons entre Bonneuil et Boissy.

Une fois qu’on a slalomé entre les nombreuses voitures des Roms qui circulent sur le trottoir, roulé doucement sur la boue pour ne pas tomber, on croise cette clôture de chantier mal en point et dangereuse.
Coup sur coup, entre les obstacles de chantier non remis en place et ce poteau bien tordu, il ne faut pas relâcher son attention !
Ah, pas facile de passer, mais comme il s’agit d’un engin qui aspire les feuilles sur la piste cyclable, je me suis faufilé en les remerciant.
Oups, crevaison roue arrière en logeant la Haie Griselle sur la contre-allée.

Pour ma crevaison, difficile d’incriminer la ville, ou le territoire, ou le département, ou l’état. Dans ce petit trajet pour faire une course à Bonneuil, j’ai dû rouler sur des voies appartenant (et théoriquement entretenues) à chacune de ces administrations.
Mais une fois de plus, comme les cyclistes et les piétons sont mal considérés !
Ah oui, il ne s’agit pas d’une collection d’incidents sur huit jours, c’est aujourd’hui, le temps de revenir de Leroy-Merlin et de passer par la poste du Forum que j’ai vu tout ça.

La 19 à BOISSY, Route nationale ou piste de brousse ?

Les usagers habituels de la RN 19 dans le sens nord sud (de Bonneuil vers le Plateau Briard) le savent bien : la chaussée est pleine de trous, quelques-uns profonds et très dangereux, surtout pour les deux roues.

J’en ai photographié certains ce matin, en montant le long de la 19 mon vélo à la main.

Franchement, alors que les services de l’Etat sont au courant, on se demande pourquoi des réparations ne sont pas effectuées. Au-delà des roues ou suspensions abimées, faut-il attendre un accident grave, une chute de scooter ? Je pense que les cyclistes ne l’empruntent pas, pas à cause des trous, mais parce que la circulation très dense et la vitesse ralentie en montée à vélo en font une zone plus adaptée au suicide qu’à la circulation.

Juste après le passage sous le pont du RER
Un peu plus loin, au niveau de l’escalier qui va vers la gare routière
Au niveau de la traversée vers la sente des Pressoirs
On continue la montée
Sur mes photos, on ne réalise pas forcément la profondeur des trous. Mais les véhicules qui y passent sont vraiment secoués
Au passage, on se rend compte combien c’est difficile pour les piétons de circuler sur le trottoir. Je vous ne dis pas quand il faut se croiser et qu’un  des deux a un vélo à la main !
Tout près du Lycée Guillaume Budé
Le pompon ! à l’angle de la RN 19 et du boulevard de la Gare, ce trou doit faire au moins 10 cm de profondeur. Je ne sais pas comment les deux roues motorisés ou les vélos font pour ne pas y laisser leur peau et leur véhicule.

Alors bien sûr, on me dira que quand la déviation sera mise en service, il y aura moins de passage à cet endroit. C’est vrai, mais la voirie existera encore, et les usagers qui l’emprunteront prendront toujours autant de risques.

Et puis, bon, c’est un peu hors sujet, mais 180 millions d’euros, une énorme saignée dans notre belle forêt et quelques expropriations pour faire cette déviation et améliorer la circulation des voitures et des camions, je sais bien que c’était sans doute la moins mauvaise solution, mais c’est parce qu’on n’a pas pas assez développé les transports en commun et les circulations douces, trop laissé faire l’étalement urbain, pas assez donné à la province les moyens de se développer. Avec une miette de cet argent, on aurait pu boucher les trous depuis longtemps.

Mon quartier, La Haie Griselle et le centre commercial avant la Charmeraie

Le projet d’aménagement du nouveau quartier de la Haie Griselle, la Charmeraie, avance. Dans quelques mois, le paysage que tous les Boisséens connaissent, aiment ou détestent, va considérablement changer.

J’ai eu l’envie de faire un tour à vélo dans ce quartier, qui est le mien depuis 1985, pour en conserver quelques souvenirs.

Le Centre Commercial Boissy 2, son béton, son parking, sa passerelle vers le RER, ses laides coulisses… mais aussi ses aires aérées et végétales, ses grands et nombreux arbres, son jardin partagé.

Quelques images prises autour du Centre Commercial. Je ne sais pas si c’est très laid ou magnifique, je pense que ça dépend à quels souvenirs ces lieux sont associés.

Ses lacs et espaces verts. Bon, c’était un dimanche d’automne en fin d’après-midi, l’herbe n’était plus très verte et la lumière trop réduite, mais il y a beaucoup d’endroits que j’aime bien dans ce quartier.

Alors, évidemment, les dépôts d’ordures sauvages ne nous manqueront pas quand la Charmeraie sera partie intégrante du quartier, et mieux entretenue que les abords du Centre Commercial. Je précise : presque toutes les photos de cette série sont prise sur des espaces qui appartiennent au Centre Commercial. Les agents de l’ASGE n’ont pas à y intervenir, ils ont assez à faire avec les parties communes que gère l’ASGE. J’en profite pour saluer leur travail, qui est trop souvent critiqué alors qu’ils ont une grande conscience professionnelle, ramassent quotidiennement de grande quantité de déchets, et ont un rôle trop peu évoqué, de lien social, et d’alerte quand il y a des soucis.

Le parking. Plus de 400 places qui vont disparaitre quand les bulldozers vont entrer en action. Alors bien sûr, un parking de 200 places va être créé, pour les clients des commerces et pour les usagers des services publics du quartier, mais il ne faut pas se mentir : tous les automobilistes qui y stationnent leur voiture pour prendre le RER vont devoir trouver une autre solution. Pourvu que ce ne soit pas dans les rues de Boissy déjà saturées ou sur les trottoirs avoisinants.

Ne pas se tromper : j’ai pris les photos un dimanche, le parking étant fermé… En semaine, il est blindé !

La passerelle, qui devra être détruite à la fin de l’aménagement de la Charmeraie. Elle permet aux habitants de la Haie Griselle de rejoindre la gare RER de Boissy. Sans cette passerelle, il faut ou bien faire un grand tour par la rue de Brévannes et le boulevard de la gare, ou faire un détour de l’autre côté pour passer sous le pont du RER le long de la nationale 19, sur un trottoir étroit.

Il y a bien des discussions d’engagées avec la RATP pour remplacer cette passerelle par un escalier et sans doute un ascenseur sur le talus des voies du RER, mais c’est la RATP qui peut accepter… ou refuser ! Et là, ça serait catastrophique pour toutes celles et tous ceux qui auront à faire un des deux détours décrits plus haut.

Les pistes cyclables

Pendant mon petit tour, j’ai emprunté les pistes qui contournent la Haie Griselle. Et comme d’habitude, j’ai trouvé des endroits salis par des gravillons et du verre brisé, des piétons, des voitures et camions. Sur d’autres pistes cyclables, je trouve souvent des véhicules en cours de livraison, des aires de travaux, des poubelles..

Si on veut (et il faut !) que les personnes en bonne santé qui ont à faire un court trajet utilisent leur vélo, moyen de déplacement non polluant, bon pour la santé, sans problème de circulation, encore faut-il en construire, les entretenir, mettre à disposition des cyclistes des endroits sécurisés pour fixer leur vélo.

Le Val-de-Marne avec Boissy pour sauver nos bureaux de poste

Il y avait de nombreux élus, dont deux élus EELV, deux parlementaires, des usagers de la poste, des représentants des syndicats de la poste et le président du conseil départemental.

C’était un rassemblement utile pour défendre les bureaux de poste du Val-de-Marne, dont 28 sont menacés de fermeture par le groupe La Poste, au nom de la sacro-sainte rentabilité. Alors que le groupe a fait de gros bénéfices ces dernières années, ces fermetures de services publics de proximité sont inacceptables et risquent de pénaliser sévèrement toutes celles et tous ceux qui ont besoin de la poste, pour le courrier, les opérations sur les CCP, etc.

La poste, souvent le dernier service public encore actif dans les villes et les quartiers, ne doit pas se désengager ! Sauvons la poste !

Ma contribution à la Consultation « Plan vélo » de la Région Ile-de-France

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La région Ile-de-France met en ligne une consultation sur le Plan vélo. Je viens d’y laisser ma contribution :

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Quels seraient les aménagements utiles pour favoriser l’intermodalité et/ou résorber les points noirs ?

– Installer des parcs à cycles nombreux, dans tous les endroits (loisirs, établissements publics, commerces, entreprises) recevant du public. Interdire l’accès de ces parcs aux deux-roues motorisés (hauts trottoirs ?), éventuellement en leur créant des parkings spécifiques, et en verbalisant les contrevenants.

– Réserver des espaces suffisants dans les transports en commun (bus et lignes ferrées) pour y mettre son vélo.

– Construire des pistes et bandes cyclables réalisées en concertation avec tous les acteurs publics, pour faire un maillage cohérent et fonctionnel et éviter des pistes « promenade » faisant des détours invraisemblables ou se terminant en cul-de-sac.dessin-vtt-tracteur

– S’inspirer pour ces aménagements des réalisations d’autres pays, au premier rang desquels les Pays-Bas.

Quelles sont les services aux cyclistes que vous attendez et comment imaginez-vous qu’ils puissent être développés ?

– Des parcs à cycles en nombre suffisant et entretenus.alorsquoidefun-fr-velo-parking-rue-paris

– Des pistes et bandes cyclables (au moins aussi bien) entretenues (que les routes), dédiées aux vélos ET libres de toute occupation parasite : emprise de chantier, stationnement de voiture ou camion de livraison, poubelles, etc.

– Soutien et encouragement aux ateliers associatifs de réparation et d’entretien des cycles.atelier-dessin-ef5b8

Comment peut-on valoriser et promouvoir la pratique du vélo ? Quelle gouvernance peut-on imaginer pour coordonner les actions ?

– Rendre prioritaires les cyclistes aux intersections.

– Entretenir les pistes et bandes cyclables (je me répète mais ça me semble essentiel).

– Donner leur place aux associations de cyclistes dans les commissions transport ou lors des projets d’aménagement urbain.

– Imposer dans les Plan de Déplacement d’Entreprise ou d’Administration un volet spécial vélo, avec par exemple une indemnité kilométrique au moins égale à la participation employeur aux frais de transports en commun.

– Inventer un système contraignant pour limiter les déplacements motorisés de courte distance (je n’ai malheureusement pas d’idée géniale qui ne soit pas liberticide).

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– Instituer un moratoire sur les aménagements routiers et autoroutiers nouveaux, et libérer ainsi des ressources pour favoriser les circulations douces.

– Participer financièrement à l’achat de vélos à assistance électrique.

Pour la gouvernance, tous les niveaux doivent être mobilisés. L’Assemblée Nationale pour légiférer, les Régions pour organiser, coordonner, financer, réaliser et promouvoir, d’autres acteurs encore pour entretenir (départements, territoires), encourager l’engagement citoyen (communes, entreprises, associations), assurer un contre-pouvoir (associations), sanctionner (police, justice).

PS : désolé de ne pas pouvoir citer tous les auteurs des images et photos que j’ai « piochées » sur Internet… S’ils se reconnaissent et me demandent de mettre leur nom ou de retirer les illustrations, je le ferai…

Appel à solidarité de Damien Carême, Maire EELV de Grande-Synthe

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Photo La Voix du Nord
Info transférée par EELV 94
Bonjour,
Le camp de réfugiés de la Linière à Grande-Synthe accueille encore à ce jour près de 700 réfugiés.
C’est, depuis le début, une formidable aventure humaine à laquelle des milliers de bénévoles et des dizaines d’associations participent.
Il y a quelques mois, j’ai été contacté par une toute jeune association, « Le Récho » (lerecho.com) composée de 10 jeunes femmes, dont quelques cheffes cuisinières et quelques artistes. Elles souhaitent intervenir sur le camp, avant de partir sur tous les camps d’Europe, pour créer du lien entre les réfugiés et les populations autour de la cuisine, art universel.
Elles ont pour cela, tout d’abord fait appel au crowdfunding pour financer l’achat d’un food-truck. L’opération a été un succès, puisqu’elles ont récolté 110% de la somme escomptée.
Elles ont aussi obtenu, entre autres, le soutien de Florent Layden, chef étoilé de notre région (Auberge du Vert-Mont à Boeschepe) et celui de Akrame Benallal, chef doublement étoilé, qui viendront tous les deux à la rencontre des participants aux ateliers cuisine durant le séjour sur la Linière du 17 août au 3 septembre.
Elles proposent une cuisine végétarienne, qui n’a donc pas de religion, et travaillent en partenariat avec les Incroyables Comestibles. Un jardin potager est d’ailleurs en cours de construction sur le terrain.
Pour mener à bien leur projet à Grande-Synthe, elles recherchent maintenant des bénévoles pour les aider à la préparation et à la confection des 500 repas par jour prévus.
Voici leur annonce :

« L’Équipe du RECHO recherche plusieurs bénévoles prêts à offrir de leur temps sur la période du 13 Août au 4 Septembre, quelques jours ou plus. L’association LE RECHO partira le 13 Août à bord de son food-truck pour sa première mission. A bord : 4 cheffes cuisinière et 6 artistes. Leur but : Créer du lien à travers la cuisine sur le camp de réfugiés de La Linière à Grande-Synthe.

Nous recherchons des personnes pour nous assister côté logistique à l’aise avec la conduite d’un utilitaire (mis à disposition) connaissant de préférence la région Dunkerque-Calais-Lille.

Rôles principaux des logisticiens :

– Préparation des caisses à l’aide de fiches techniques journalières type (caisse hygiène, matériels , food )

– Récupération de la marchandise à plusieurs endroits (marché, grande surface, particulier) avec le véhicule utilitaire de l’association.

– Installation avec les cheffes les ateliers de cuisine de l’après-midi (un à deux pôles de 20 personnes)

L’association prend en charge les repas de ses bénévoles, ainsi que la couverture d’assurance dès lors qu’un bulletin d’adhésion est signé entre les deux parties. Nous prenons également en charge le logement des personnes n’habitant pas la région.

Un planning vous sera adressé une fois vos disponibilités remplies et signées et nous vous contacterons pour confirmer avec vous votre arrivée et vous présenter à toute l’équipe !

N’hésitez pas à prendre contact avec nous contact@lerecho.com, nous avons hâte de vous rencontrer pour partager cette formidable aventure humaine avec vous. »

Je vous encourage donc toutes et tous, à vous joindre à cette extraordinaire équipe, très engagée, pour un ou quelques jours, avant les Journées d’Eté à Lorient ou lorsque vous vous reviendrez de Lorient, ou encore, si vous n’allez pas à Lorient !

Damien CAREME
Maire EELV de Grande-Synthe

Trottoirs et pistes cyclables, y a du boulot, malgré les beaux discours

OK, il faut bien que les travaux se fassent. D’accord, ce n’est pas un drame que des piétons marchent de temps en temps sur les pistes cyclables. Oui, c’est vrai qu’on peut faire un détour à vélo pour contourner une voiture mal garée. Bon je peux comprendre que les services de l’Etat aient des soucis de finances et de personnels et ne peuvent pas intervenir rapidement.

Mais franchement, quand c’est tous les jours que le réseau des trottoirs et des pistes cyclables est mal entretenu, pas respecté, souvent pas fonctionnel, ça finit par faire beaucoup !

Alors, quand passe t-on à l’action sur le terrain pour avoir un vrai réseau de circulation douce, une fois les  commissions, les groupes de travail, les Grenelle(s), les COP21 et les beaux discours terminés ? Quelquefois, je me dis que notre pays, pourtant une des plus grandes puissances du monde, est sous-développé dans ce domaine.

Les photos ci-dessous, c’est juste quelques-uns des obstacles que j’ai rencontrés entre la sortie de Créteil et l’entrée de Boissy-Saint-Léger, sur 4 km environ.

Les nouveaux Établissements Publics Territoriaux

De leur petit nom « EPT », ce sont les nouveaux territoires auxquels appartiendront toutes les communes d’Ile de France et qui vont remplacer nos intercommunalités au sein de la Métropole du Grand Paris.

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Ils seront mis en place au 1er janvier 2016. Le nôtre pour Boissy-Saint-Léger, qui regroupe Haut Val-de-Marne, Plaine Centrale et Plateau Briard, avec un doute sur Maisons-Alfort, Villeneuve-Saint-Georges et Valenton, sera le 11ème. Son nom sera sans doute Plaine Centrale.

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Je vous donne quelques documents qui décrivent ces futurs EPT, transmis par EELV :

Rappel général
Loi NOTRe
Calendrier de création
Représentation des communes
Gouvernance
Calendrier de transfert de compétences à la MGP
Calendrier de transfert de compétences aux EPT
Flux financiers

A noter : l’élection par les conseils municipaux des représentants des communes à la Métropole et au Conseil de Territoire doit se faire entre novembre 2015 et le 15 janvier 2016. Pour Boissy, un siège à la MGP (forcément un élu à la communauté d’agglo, bonjour le cumul des mandats !) et trois sièges supplémentaires au Conseil de Territoire (sur liste, parmi les conseillers municipaux).

Cette usine à gaz va voir le jour dans moins de quatre mois. Cette nouvelle strate administrative s’ajoutera à toutes les autres, sans représentation démocratique (les grands électeurs ne représentent souvent que les partis politiques, pas le peuple), avec un cout réel qu’on découvrira au fur et à mesure et un fossé qui va se creuser entre les décideurs et les citoyens.

Mon opinion : pas terrible, donc !

Crise des éleveurs, crise de régime… alimentaire

Les éleveurs, et avec eux de nombreux autres paysans, font un travail difficile, fatiguant, sans vraies vacances et avec beaucoup d’inquiétude pour leurs revenus souvent très faibles et pour leur avenir.

De ce point de vue, leur mouvement social est la légitime colère provoquée par la peur du lendemain et l’injustice des conditions que leur imposent la grande distribution, la concurrence internationale féroce, des banquiers sans scrupule. Je comprends leur colère et je compatis à leurs difficultés.

Mais…

L’agriculture intensive détruit la biodiversité, appauvrit les sols, pollue les cours d’eau et l’atmosphère, consomme une trop grande quantité d’énergie. L’élevage intensif nécessite des surfaces gigantesques, en France ou ailleurs, pour cultiver les végétaux nécessaires à l’alimentation des animaux de boucherie. Alors qu’une alimentation avec moins (pas) de viande serait plus respectueuse de l’environnement et de notre santé. Elle réduirait l’impact de la concurrence entre ces cultures intensives et les cultures vivrières, autant que possible relocalisées, saisonnières et en circuits courts. Et enfin, une alimentation plus tournée vers les végétaux provoquerait moins de souffrance pour les animaux.

Mais…

Ce mouvement, comme celui des bonnets rouges qui d’ailleurs repointent le bout de leur nez, est une contestation très politique, qui profite de la faiblesse du gouvernement Hollande pour tenter un passage en force et favoriser le retour de la droite au pouvoir. La FNSEA qui mène la danse ne parle pas des aides énormes que reçoivent de l’Europe les grands céréaliers, ceux-là même qui pourrissent nos sols et fournissent les produits qu’ils vendent très cher aux éleveurs, sans plus d’états d’âmes que les distributeurs.

Mais…

Ça me dérange que plus personne ne sache négocier et que les revendications s’expriment en dehors des organisations représentatives, dans la rue, dans la violence parfois.

Après les bonnets rouges qui ont eu la peau de l’écotaxe, les buralistes qui viennent d’obtenir celle du paquet de cigarettes neutre, les taxis qui préservent par la force leurs petites entreprises, on verra quoi demain ? Les marchands d’armes qui exigeront plus de conflits pour faire tourner leurs usines ?

En revanche, les paysans ont raison quant ils en appellent aux politiques : savoir ce que les Français mangeront demain, savoir ce que les paysans d’aujourd’hui cultiveront demain, dans quelles conditions, savoir quelles terres fertiles nous préserverons, y compris en interdisant la construction d’aéroports, de barrages ou  de villages de tourisme artificiels sont en effet des enjeux politiques nationaux. Pas sûr que les solutions qui sortiraient d’un vrai débat les satisferaient.