Archives de catégorie : Actualité

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Face aux crises environnementale, sociale, démocratique et sanitaire que nous subissons, on ne peut plus continuer à gérer les territoires, les pays et le monde comme si de rien n’était.

Peser sur les choix politiques, gagner des élections, faire la démonstration qu’une politique portée par une détermination forte vers l’écologie populaire est possible. Ce pouvoir de faire et d’agir passe par le renforcement des collectifs locaux qui débattent, partagent les mêmes craintes et les mêmes espoirs, sont prêts à s’engager, chacun à sa façon, selon ses possibilités, pour transformer nos territoires.

Nos modes de déplacements, notre alimentation, nos consommations relocalisées, la protection des espaces naturels et des terres agricoles, etc. Les leviers d’actions sont nombreux, et là où ils sont activés, ils fonctionnent.

Ça vous dit ? Si oui, adhérez à EELV, c’est facile, c’est une promesse de satisfaction et d’action utile et enthousiasmante.

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Groupe local du Plateau Briard, Boissy-Saint-Léger, Villecresnes, Marolles-en-Brie, Santeny, Mandres-les-Roses, Périgny-sur-Yerres.

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L’état de la psychiatrie en France

Article emprunté à Libération en ligne

«Quand écoutera-t-on les services de psychiatrie ?»
«Quand écoutera-t-on les services de psychiatrie ?»

Quand on demande à Delphine Glachant, psychiatre dans l’hôpital des Murets (Val-de-Marne) et présidente de l’Union syndicale de la psychiatrie (USP), si en dépit des difficultés elle a le sentiment de faire correctement son travail, elle nous répond sans hésiter : «J’ai 53 ans, je suis épuisée, je cours après le temps. Quand je suis rentrée de vacances, oui, pendant vingt-quatre heures j’ai eu le sentiment de bien travailler, et puis après j’étais de nouveau noyée.»

De guerre lasse – alors que se déroulent ces lundi et mardi les Assises de santé mentale –, Delphine Glachant a fait circuler, ces jours-ci, un texte simple, précis, comme une radiographie de ce qu’elle vit. «Un condensé, nous dit-elle, de la vie dans le service de psychiatrie dans lequel je travaille.» C’est, de fait, un petit enfer au quotidien, où l’on court après le temps, où l’on manque de presque tout, même de pyjamas. On dirait un inventaire à la Prévert de petits malheurs. Pêle-mêle : «Les arrêts de travail des personnels non médicaux non-cadres se multiplient tellement que les normes de personnels soignants ne sont plus respectées. Pour une unité de 30 lits, il y a normalement trois infirmiers et une aide-soignante le matin, trois infirmiers l’après-midi et deux la nuit. Actuellement, la cadre se démène pour que ça tienne, changeant les repos, pour trouver des volontaires en heures sup… Tout le monde est épuisé. Un certain nombre de personnes ont annoncé leur départ, l’une pour ouvrir un gîte, l’autre pour s’installer en libéral. Il est fréquent qu’il y ait deux infirmiers et une aide-soignante l’après-midi et un binôme infirmier/aide-soignante la nuit. Sans compter que ce sont souvent des personnels d’autres services qui ne connaissent pas les patients. Parfois des intérimaires.»

«Comme des pions»

Des accidents, dans ce contexte, surviennent : «L’autre jour, il y a eu des erreurs dans la préparation des médicaments, un neuroleptique remplacé par un autre… Il y a aussi des erreurs dans les transmissions informatiques (un patient pour un autre). Dans la journée, les équipes se plaignent de porter le poids de ce qui n’est pas fait la nuit et surtout de l’absence d’implication des personnels de nuit auprès des patients : forcément ils ne les connaissent pas, sont placés là comme des pions ou viennent juste arrondir leur fin de mois, ce qui est légitime vu leur salaire.»

Bien souvent les patients vont être maltraités. «Avec tout ça, le nombre de patients en isolement partiel ou total augmente. Il y a beaucoup de tension. Les gens s’engueulent : les patients entre eux, les professionnels entre eux, notamment les psychiatres et les secrétaires pour savoir qui va se coltiner le surcroît de travail administratif lié au contrôle judiciaire des mesures d’isolement et de contention. On parle parfois mal aux patients et vice versa.» D’autres détails font frémir : «Depuis plusieurs semaines, les pyjamas fournis par l’hôpital sont quasiment en rupture. Il y a eu un changement de prestataire au niveau de la lingerie en avril. Depuis cela déconne. Certains patients se retrouvent à court de pyjama ou de vêtements. Parce que certains doivent se changer plusieurs fois par jour… Il n’y a plus de chaussons ni de claquettes fournies par l’hôpital. Donc certains patients marchent pieds nus dans les couloirs. Dernièrement, on a donné aux patients des pyjamas jetables voire des draps jetables, parce qu’il n’y a pas toujours de draps non plus. Voilà comment on accueille», lâche-t-elle.

Dernièrement, on a donné aux patients des pyjamas jetables voire des draps jetables, parce qu’il n’y a pas toujours de draps non plus. Voilà comment on accueille. Delphine Glachant, psychiatre dans l’hôpital des Murets (Val-de-Marne)

Puis elle poursuit : «La cafétéria de l’hôpital, lieu important de socialisation et soupape nécessaire pour les patients, tenue par deux infirmières et deux ASH [Agents des services hospitaliers, ndlr], est fermée depuis mi-août et “jusqu’à nouvel ordre”. L’autre jour, un assistant social s’est déchiré un biceps en aidant deux infirmières à relever un patient au sol dans l’unité. Un patient de 120 kg qui se laisse tomber. On nous dit que son arrêt de travail ne sera pas considéré comme un accident de travail parce que s’occuper physiquement d’un patient ne fait pas partie de ses missions… Hier, nous avons appris le décès d’un patient du service voisin la veille. Il a chuté, a été adressé aux urgences de l’hôpital situé à dix kilomètres pour exploration et suture d’une plaie à la tête. Il n’y a qu’un psychiatre de garde pour l’établissement. La ligne de garde du généraliste a été supprimée lors du dernier Plan de retour à l’équilibre [budgétaire]. Aucun bilan n’a été fait. Juste les sutures. Il est revenu, il a désaturé et a fait un arrêt cardiaque. Hier après-midi, dans ce service, seule une des infirmières d’après-midi sur trois est venue travailler. Deux du matin ont dû prolonger leurs horaires sur ordre de la direction des soins infirmiers…»

Les Assises, «je regarde de loin»

Ailleurs ? C’est souvent pareil. «A l’hôpital de Ville-Evrard [Seine-Saint-Denis], il y a 80 postes d’infirmiers vacants. A Esquirol [Val-de-Marne], 30 postes sont vacants. Deux unités d’intra, au sein de l’hôpital, tournent avec 80% d’intérimaires dans l’effectif infirmier. Ce matin, la cadre de mon unité s’est effondrée en pleurs devant moi, elle qui est si solide habituellement. Elle prend toute l’agressivité de tout le monde en pleine figure, elle ne trouve pas moyen d’exprimer sa colère ou tout simplement son désarroi. Elle a besoin de vacances dit-elle, mais elle ne peut pas en prendre car elle s’occupe seule chez elle de son père âgé qui a la maladie d’Alzheimer. Le travail était pour elle un refuge jusqu’à présent. Cela n’est plus le cas.»

Voilà. C’est froid et clinique. «Vous comprenez que je regarde de loin ce qui va se passer avec ces Assises. On nous parle de remboursement de séances de psychologue, d’allonger l’internat… Mais les gens ne vont pas bien. C’est usant et décourageant. Tout n’est pas un problème de moyens, mais quand même ! Quand est-ce que l’on prendra au sérieux nos malades ? Quand est-ce que l’on nous écoutera ?»

Primaire des écologistes, pour moi ce sera Yannick Jadot au second tour

J’ai voté Delphine Batho au premier tour, je voterai Yannick Jadot au second.

J’ai bien aimé le positionnement de Delphine Batho, centré sur les fondamentaux de l’écologie. Je suis en total accord avec elle sur la nécessité de la décroissance et je suis content qu’elle ait fait un bon score à cette primaire.

Sur le plan social, je me sens plus proche d’Eric Piolle, mais je trouve que sa position perçue comme très à gauche ne pouvait que le mettre en concurrence avec Jean-Luc Mélenchon s’il avait gagné la primaire. Face à JLM sur le même créneau, il ne fait pas le poids.

Je découvre Sandrine Rousseau, partie il y a quelques années d’EELV, revenue récemment. Son engagement envers le sociétal, notamment l’écoféminisme, ne me parle pas. Je ne dis pas qu’elle a tort, je dis simplement que je ne partage pas spontanément sa vision politique, comme la « déconstruction masculine » ou comme « Il y a un système de prédation qui s’applique autant sur les personnes dominées – femmes, minorités – que sur la nature ». Ces prédations, dominations et discriminations sont réelles et à combattre, mais pas dans un même concept. Je suis certain, l’avenir dira peut-être si je me trompe, qu’elle aurait fait un très mauvais score à la présidentielle.

Yannick Jadot parait solide, tourné vers l’international, élu ancré dans le combat contre les lobbys européens productivistes, constant dans son engagement écologiste, en dehors des partis d’abord, à EELV maintenant. Je ne trouve rien dans ses écrits, dans ses discours ou dans ses actes qui confirmerait ce que lui reprochent des militants très à gauche, LFI ou pas, d’être favorable au libéralisme. Il est sans doute plus au centre que Piolle ou Rousseau, tant mieux. C’est là qu’on peut faire un bon score.

Pour le second tour, pour moi ce sera Yannick Jadot.

Préserver les terres agricoles – Action de sensibilisation à Noiseau dimanche 12 septembre avec Terres de Liens

Avec l’association Terres de Liens, des élus locaux et des simples citoyens attachés à la protection des terres agricoles invitent largement celles et ceux qui le peuvent à participer à action de sensibilisation dimanche 12 septembre à Noiseau sur la nécessité de préserver les espaces non urbanisés de notre secteur.

Le programme :

  • 12h RDV en gare RER Sucy, avec des vélos : Trajet dans la forêt vers le lieu de pique-nique < 45mn en vélo (on évitera les fortes montées)
  • 13h Pique-nique et observation du paysage urbain : Le pique nique aura lieu à l’orée e l’Allée Madame (au droit de l’Allée blanche) au point de coordonnées 48°46’17.70″N / 2°33’17.38″E (Cf Carte)
  • 14h30 Visite de terrain (balade possible selon plusieurs itinéraires) : Point de départ de la visite: en fond de parking de la Halle O Discount, limitrophe d’Intermarché, dans la zone d’activités de Noiseau entrée par la D136 route de la Queue en Brie. Accès Bus à 2 mn Ligne 2 à partir du RER Sucy, station Mendès France. Coordonnées GPS : 48°46’31.69″N / 2°33’08.19″E (Cf. carte
  • 16h30 : fin, retour en vélo, bus, voiture

En fonction de vos disponibilités, vous pouvez venir dès midi ou rejoindre le groupe à 13h ou après le pique-nique à 14h30.

Tous les détails sur le blog du groupe local EELV de la Vallée du Morbras.

A Noiseau, non à la prison, et non à l’agro-quartier

Les élus de Noiseau, des communes alentour, du territoire GPSEA et du département du Val-de-Marne sont vent debout contre le projet de construction d’une prison à Noiseau.

Je suis d’accord avec eux, parce qu’il faut protéger les terres agricoles de Noiseau, qui font partie des dernières terres agricoles de la petite couronne de Paris, parce que les moyens de transport pour les familles des détenus sont insuffisants, parce que le Val-de-Marne a déjà une grande prison à Fresnes et qu’il faudrait que d’autres départements participent à cet effort de construction de prisons.

Ceci dit, si la politique pénale en France s’orientait vers d’autres types de peines que l’enfermement, tout le monde y gagnerait. Les prisons coutent cher, elles imposent aux détenus des conditions souvent indignes, elles sont trop souvent une école vers une délinquance plus importante voire même la criminalité. La prévention, la dépénalisation des drogues douces, des peines de substitution permettraient de réduire les délits et le nombre de personnes emprisonnées en France, et donc le nombre de places de prison nécessaires.

Ce qui ne me convient pas, et ce qui ne convient pas aux écologistes du canton du Plateau Briard dont fait partie Noiseau, c’est que les opposants LR, PS, PC et autres à la prison utilisent comme argument qu’il faut garder la place pour faire un « agro-quartier », dans la même zone.

Ce projet d’agro-quartier est une honte d’un point de vue écologique. Il couperait des couloirs écologiques indispensables, il consommerait près de 20 hectares de terres agricoles, avec notamment un parking de 831 places. D’ailleurs, la Mission Régionale d’Autorité Environnementale, dans son avis du 16 mai 2020, est très sévère pour cette ZAC dont les manquements vis-à-vis de l’environnement sont nombreux et graves.

Non à la prison, mais non également à l’agro-quartier à Noiseau.

Le dérèglement climatique et la sixième extinction des espèces nécessitent des actions fortes, dont la préservation à tout prix de tous les espaces naturels et de toutes les terres agricoles. Il faudra d’ailleurs aussi regagner des espaces naturels partout où ce sera possible, retirer du bitume, retirer du béton, recouvrir de couverture végétale les bâtiments et équipement existants, etc.

Pour les nouveaux logements et les activités, ce qui doit être privilégié, c’est la densification des quartiers déjà urbanisés.

A l’élection départementale des 20 et 27 juins prochains sur le canton du Plateau Briard, votez pour la planète et tous ses habitants !

Les AMAP ont 20 ans

Journée de la terre, 20 ans des AMAP !

Cette année, les AMAP fêteront leurs 20 ans d’existence. C’est un bel anniversaire pour montrer, à l’occasion de la journée de la terre du 22 avril, qu’il existe des initiatives citoyennes et militantes qui participent de façon positive, concrète, efficace et durable à la construction d’un monde meilleur, à la fourniture d’une alimentation de qualité, à la préservation des terres cultivables locales.

Bio, circuit court, solidarité avec les producteurs, produits de saison, engagement citoyen.

Jardin Partagé de la Haie Griselle – Un état des lieux tendu

L’état des lieux du jardin partagé de la Haie Griselle, voulu par Régis Charbonnier, le maire de Boissy, s’est déroulé jeudi 1er avril.

Le maire était présent, accompagné de sa directrice de cabinet, de l’adjoint au maire à l’environnement, de la directrice de l’ASGE, d’une employée du service technique chargée des états des lieux et de deux policiers municipaux. Oui, deux policiers municipaux !! Il fallait bien ça pour contenir de dangereux jardiniers potentiellement violents…

Du côté de l’association, une douzaine d’adhérents étaient présents en respectant les gestes barrière pour soutenir nos présidents, le sortant et l’élu, et montrer la solidarité du collectif à l’occasion de cet évènement assez spécial et son désaccord face à cette fin de gestion du jardin injuste.

De nombreux échanges ont eu lieu, fermes quelquefois. L’association avait préparé son propre inventaire, joliment appelé par le président élu « inventaire du vivant », décrivant les résultats du travail effectué dans le jardin depuis 6 ans. Cet inventaire, bien plus pertinent que l’officiel, a été remis au maire.

A noter que le courrier recommandé reçu par le président sortant pour cet état des lieux évoquait la remise des clés du cabanon. Pourtant, des agents municipaux sont venus très vite après pour changer les canons des serrures. Ambiance…

Le maire PS de Boissy, fidèle à sa volonté de reprise en main brutale des associations qui ne lui plaisent pas, avec la complicité de sa majorité, est donc allé au bout de sa démarche de casse d’un collectif et d’un travail de longue haleine.

Ça ne va pas contribuer à apaiser les relations, humaines et politiques, au sein de la ville de Boissy-Saint-Léger. Bienveillance qu’ils disaient… tu parles !

Quand je pense que certains auraient voulu qu’une alliance se fasse à gauche dans notre canton pour les prochaines départementales, y compris avec le PS… Les adhérents de l’association membres ou proches de LFI ou d’EELV aiment les légumes bio, pas les couleuvres.

Ceci dit, cet épisode peu glorieux de la gestion municipale n’empêchera pas l’association de poursuivre ses actions en faveur de la végétalisation de la ville, fleurs, légumes, arbustes, aromatiques. Une étape s’achève, une autre commence, avec détermination et enthousiasme.

La déviation de la RN 19 va ouvrir à Boissy. Il faut préparer l’après.

L’ouverture de la déviation de la route nationale 19 à Boissy-Saint-Léger (94) est prévue le 9 avril vers la province et le 16 avril vers Paris.

Sans aucun doute, la déviation va permettre aux Boisséennes et aux Boisséens de circuler plus facilement, aux habitants du Plateau Briard (et de plus loin) de ne plus avoir cet embouteillage pénible matin et soir pour traverser Boissy.

Pour les habitants de Boissy, cette barrière importante que constitue la RN 19, en plus de la ligne du RER et de l’obstacle naturel que représente le coteau entre le bassin parisien et le plateau de Brie (de 35 m à 104 m d’altitude), aggrave la discontinuité entre les quartiers de Boissy, le bas et le haut. La déviation donnera l’occasion de réduire cette fracture géographique et les risques de circulation à pied. Il y a eu trop de victimes sur cette route, notamment à cause de la vitesse, des passages de véhicules au feu rouge et des trottoirs trop étroits.

Elle rendra plus fluide aussi le passage des bus de la ligne 5 et les habitants du Bois Clary pourront ainsi venir plus facilement en centre-ville ou dans la Haie Griselle. Et réciproquement.

Pour les habitants du Plateau Briard, de Valenton et de Villeneuve-St-Georges, elle devrait améliorer de façon importante la circulation des bus sur les lignes 12, 40-12, 21 et J1 qui empruntent toutes au moins en partie l’actuelle nationale 19, notamment entre le lycée Guillaume Budé et la gare routière du RER de Boissy.

Mais il reste beaucoup à faire.

Cette nouvelle route aura couté au moins 200 millions d’euros (peut-être 240, c’est difficile de trouver le cout global depuis le début des travaux) ce qui aurait peut-être pu être évité si les pouvoirs publics avaient pris à temps les mesures pour améliorer les dessertes en transports publics, multiplié les circulations douces (trottoirs et pistes cyclables sécurisés et entretenus), obligé les entreprises à faire de vrais plans de déplacement, engagé une réforme fiscale rééquilibrant l’attractivité des régions de France, gardé les services publics de proximité, etc.

Maintenant, elle est faite. Il faut se donner les moyens pour que ça fonctionne, qu’elle ne serve pas à simplement déplacer les embouteillages plus au nord le matin et plus au sud le soir (les Villecresnois s’en inquiètent), que l’actuelle RN 19 dans la traversée de Boissy soit aménagée le mieux possible dans l’intérêt général. Passage des bus, piste cyclable, trottoirs larges, végétalisation.

Globalement, pour réduire les déplacements, l’organisation sociale et économique de notre pays et de notre territoire devra retenir les leçons des erreurs du passé et de la crise sanitaire actuelle et favoriser le local, qu’il s’agisse d’emplois, de commerces, de loisirs ou de services publics. Tout faire pour que la population trouve tout ce dont elle a besoin à proximité, sans oublier les espaces naturels et les terres cultivables.

Il ne faudra pas oublier le corridor écologique plusieurs fois promis au sud de l’ouvrage vers le Repos de la Montagne, pour permettre à la faune, petite et grande, de passer de la forêt de Grosbois à celle de la Grange sans une hécatombe sur la chaussée.

Il faudra aussi être attentifs à l’aménagement de la couverture de la déviation, en faire un lieu favorisant la détente, les circulations douces, la biodiversité, la nature en ville, avec des squares et des aires de jeux. Pourquoi pas des jardins partagés ou familiaux ?

La population devra être associée à ces futurs aménagements, et pas seulement en réunissant un vague conseil citoyen dont le fonctionnement et les moyens d’action sont plutôt obscurs.

Sans doute, pour maitriser l’urbanisation le long de l’actuelle nationale et sur les délaissés de la déviation, les élus locaux devront se pencher sur le plan local d’urbanisme et engager si besoin sa modification.

Un chantier se termine, un autre commence pour lequel la transition écologique et la démocratie participative doivent trouver toute leur place.

Droits de l’opposition – tribune libre opinion sur le site de la ville, c’est pour aujourd’hui ou pour jamais ?

Le 22 février 2021, j’envoyais un message au directeur général des services de Boissy-Saint-Léger pour lui signaler que j’avais un article à publier sur la page Facebook officielle de la ville, en application de la règle sur les droits de l’opposition, à publier à l’occasion de la distribution du Boissy Mag de février/mars 2021.

Le 23 février, le DGS m’accuse réception de ma demande, et m’informe le lendemain que la proposition de la ville est qu’il y ait un lien sur la page Facebook de la ville pointant vers l’article lui-même hébergé sur le site de la ville. Il m’indique que je peux, si je suis d’accord avec la procédure, envoyer mon article à la responsable du service communication.

Nous envoyons notre article le 26 février, en acceptant la procédure.

Le 3 mars, je m’étonne auprès de la responsable du service communication que mon article ne soit pas publié.

Le même jour, elle me répond « nous attendons l’aval de notre direction pour le publier ».

Depuis, plus rien… Oubli, refus non avoué, le maire joue la montre pour attendre la fin du préavis et rendre inutile notre article ?

Cet article est en ligne ici, il explique que le tribunal administratif ne nous a pas suivis dans notre demande d’annuler la décision du conseil municipal retirant à l’association les Jardins de Boissy Saint-Léger la gestion du jardin partagé de la Haie Griselle, sur l’argument de la non démonstration de l’urgence.

Cet article fait également une proposition au maire qui aurait pu satisfaire tout le monde, dans une volonté de rechercher une solution amiable, ce que le maire a toujours refusé.

Alors, que devrons-nous faire pour que les droits de l’opposition soient respectés par le maire de Boissy-Saint-Léger ?

Sur le site de la ville, vendredi 13 mars 2021 à 18:50. Une rubrique bien vide !

Compte rendu du conseil municipal du 29 janvier 2021

L’exposé du maire (point systématique, où se mêlent informations utiles et manifestations d’autosatisfaction du maire et de sa majorité).

Le maire a reproché la mauvaise organisation de la campagne de vaccination. Il a aussi exprimé la non solidarité entre villes, en citant un cas tendant à montrer que Sucy, équipée d’un centre de vaccination, refusait les demandes de Boisséens alors qu’elle acceptait celles des habitants de Noiseau. Heureusement, a ajouté le maire, Bonneuil a réservé des places pour les habitants de Boissy. Le reproche est-il fondé ou pas, nous ne savons pas. Nous pensons que ça préfigure surtout le début de la campagne pour les élections départementales avec un rapprochement PS-PC. Boissy a fait acte de candidature auprès de l’ARS pour avoir un centre de vaccination. Mon avis : concrètement, qu’il y ait ou pas un centre de vaccination à Boissy importe peu. Ce qu’il faudra, c’est que les Boisséennes et les Boisséens voulant être vaccinés puissent le faire et être accompagnés s’ils ne peuvent pas se déplacer tout seul.

Le président du département et le maire ont écrit ensemble au ministre de l’intérieur pour lui demander de trancher rapidement pour désigner un service de police qui pourra intervenir en cas de besoin sous le tunnel de la déviation. C’est cette absence de désignation qui serait responsable du retard à l’ouverture.

Les points pour lesquels il y a eu débat et vote

Les loyers des logements achetés par la ville au 15 rue de Paris (point 4), seront de 216 euros par mois pour le T2, et de 198 euros pour le T1. Nous nous sommes abstenus, parce que nous étions opposés à l’achat de la maison par la ville, mais surtout parce que nous avons des doutes sur les conditions d’attribution des logements communaux.

Nous avons approuvé le point 6 sur la demande de subvention pour améliorer la ventilation au forum, nous nous sommes abstenus sur le point 7 pour un nouvel avenant (un nouveau surcoût) sur la mission de pilotage de la construction du nouveau gymnase, et avons approuvé le point 8, le marché groupé entre la ville et GPSEA pour les produits d’entretien.

Nous avons voté contre le rapport d’orientation budgétaire. Notre intervention.

Après échange, nous avons approuvé l’adhésion de la ville à l’association Val-de-Marne tourisme et loisirs. Nous avons approuvé également les modifications au tableau des effectifs.

Sur le vœu présenté demandant de refuser le projet d’extension de la zone de bruit de l’aéroport d’Orly, notre groupe (Boissy Ecologie et Solidarité et Boissy c’est Vous, a été le seul à voter contre le vœu. Les arguments de la majorité étaient peu convaincants, ils n’ont pas osé dire qu’il fallait que les maires puissent construire encore plus y compris dans des zones ou le bruit des avions est présent, mais pas su démontrer qu’ADP avait des projets d’augmentation du trafic. Notre position est qu’il faut agir pour réduire le bruit des avions, réduire le trafic aérien, éventuellement déplacer l’aéroport d’Orly, et de toute façon ne pas urbaniser plus dans les villes soumises au bruit. Notre intervention.

J’ai posé une question diverse sur le jardin partagé. La réponse qu’a faite le maire était très brève, se contentant de confirmer la résiliation (bizarre, comme si on n’avait pas compris) et que cette décision était irrévocable. Sur ce point, mandaté par les participants à la dernière réunion Zoom du comité de défense du jardin, j’ai demandé avant le conseil au maire de me donner un rendez-vous pour en parler en tête à tête. Il a refusé, tentant de m’expliquer qu’il ne voulait pas prendre position dans un conflit interne à une association. Pas convaincant, n’est-ce pas ?