Des moyens pour une école inclusive

Pour une école inclusive, à Villejuif, dans le Val-de-Marne et partout en France.

Pour la présence d’autant d’AESH que nécessaire, en primaire comme en secondaire, formées et correctement payées.

32% des élèves en situation de handicap sont sans accès à l’école dans le Val-de-Marne, soit 4300 enfants !

Les parents, avec les enseignants et leurs représentants, avec des élus aussi, s’organisent, expliquent, revendiquent. Sans succès jusqu’à présent.

Ce combat, essentiel, est à continuer, avec des collectifs de parents, des mères surtout, engagées et déterminées.

A voir sans modération, ce magnifique reportage publié sur le blog Médiapart, beau par l’énergie, l’intelligence et l’amour qu’il en ressort, triste par le constat de l’incapacité de notre société à trouver des solutions et devant les difficultés gigantesques subies par les familles, les enfants concernés, les AESH mal considérées et les enseignantes contraintes de réaliser l’impossible.

Noël or not Noël ?

De notre envoyée spéciale en Terre d’Israël

Une femme enceinte de 7 mois et demi et son mari, forcés de quitter leur logement de Nazareth pour fuir les violences qui ravagent leur région, ont trouvé refuge dans un abri proche de la ville de Bethléem.

Mais ce refuge était très précaire. Une bombe de l’armée israélienne détruisit complètement l’abri, dans lequel aucun corps, à part quelques restes d’animaux, ne fut pourtant retrouvé. Trois témoins circulant à dos de chameau assurèrent que la femme enceinte a été prise en otage par le Hamas peu de temps avant le bombardement. Son mari battu et blessé mais sauf, survécut, avant, fou de douleur, de se suicider en utilisant ses outils de charpentier.

La femme l’apprit par ses geôliers qui prirent un malin plaisir à lui raconter l’histoire avec force détails. Ils lui donnèrent aussi quelques coups de pied dans le ventre, pour rire. Elle entreprit aussitôt une grève de la fin et de la soif.

Pour Noël, cette année, c’est pas gagné.

Les horreurs de la guerre

Illustration empruntée à Libé, 28-10-2023

Gaza, samedi 28 octobre 2023, une des images de la violente agression de l’armée israélienne sur le territoire gazaoui.

Ce que vivent les habitants de Gaza, et plus généralement les palestiniens depuis des décennies est abominable. Ce que ces bombardements et les déplacements forcés leur font subir est atroce.

Responsables :

  • Le gouvernement israélien qui punit ainsi l’ensemble de la population gazaouie à la suite de l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre sur son territoire. Les colons israéliens et les religieux juifs radicaux qui alimentent la fuite en avant de la colonisation au détriment des palestiniens, en totale illégalité internationale (résolutions de l’ONU).
  • Le Hamas et les autres groupes islamistes qui consacrent toute leur énergie à nier le droit d’Israël à l’existence. L’attaque du 7 octobre montre une cruauté invraisemblable. Les deuils et les traumatismes provoqués par cette action et dont ont été victimes les civils israéliens ne seront jamais apaisés.
  • Les dirigeants de la communauté internationale qui ne prennent pas les mesures pour imposer le plan de paix reposant sur la cohabitation de deux états, Israël et Palestine.
  • Les dirigeants des pays pyromanes qui encouragent et financent les organisations terroristes islamistes. Iran et Russie sont régulièrement montrés du doigt.
  • Celles et ceux, partout dans le monde, qui ont une compassion à sens unique et des indignations à sens unique. Ils alimentent eux aussi la haine.

Quand cet horrible conflit prendra-t-il fin ?

Et pendant ce temps, les guerres ou d’autres conflits civils se poursuivent en Ukraine, en Haïti, en Syrie, en Éthiopie, en Myanmar (ex Birmanie), en Afghanistan, peut-être ailleurs…

Visite personnelle de chantier de la Charmeraie – Quelques soucis

Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, je soutiens le projet de création du quartier de la Charmeraie à Boissy-Saint-Léger. D’ailleurs, vous pourrez lire dans un article récent que je suis un fervent défenseur des espaces naturels et que j’ai conscience de la nécessité de construire de nouveaux logements. Mais je constate que certains aspects du chantier en cours (me) posent problème.

La passerelle d’accès au tunnel du RER va normalement être détruite bientôt. Le nouvel accès ne verra pas le jour avant 2024, et en fait la durée entre la disparition de la passerelle et la mise en place du nouvel accès n’est pas connue de façon précise.

Phasage, suppression de la passerelle … suivie d’un certain temps avant la création du nouvel accès

Ce qui est ennuyeux, c’est que l’Etat n’a rien engagé comme travaux de réhabilitation de l’ancienne RN 19 et que le passage piéton sous le pont du RER est difficilement praticable quand il y a beaucoup de monde, et très difficile pour les personnes à mobilité réduite. C’est bien sûr par là que passeront les habitants de la Haie Griselle se rendant à la gare RER ou dans le centre-ville. Et réciproquement… L’autre solution est de faire un grand détour par la rue de Brévannes et le boulevard de la Gare. Pas terrible…

Deux des arbres de la place du Forum ont été abattus. C’est toujours un crève-cœur de voir de beaux spécimens disparaitre ainsi. Il y a certainement d’excellentes raisons, je ne les connais pas, mais je regrette qu’il en soit ainsi. On sait bien que la compensation par la plantation d’autres arbres ne remplacera pas avant longtemps la richesse, notamment biologique, et la fonction ombragère de grands et vieux arbres.

On ne pouvait vraiment pas les conserver ?

L’aménagement de l’accès au 1 place de la Boulaie dû au chantier de la future rue Gisèle Halimi est très mal fait, surtout là encore pour les personnes à mobilité réduite. Je ne crois pas qu’un fauteuil roulant puisse se faufiler dans ce couloir sombre d’accès aux conteneurs d’ordures ménagères alors que les chicanes verticales n’ont pas été supprimées pour faire de la place. Si ça dure 48h, je retire ma critique. Si ça doit durer longtemps, j’espère qu’un meilleur aménagement sera réalisé.

Israël / Gaza, l’horreur de la guerre

L’attaque des terroristes du Hamas sur le sol israélien était d’une très grande cruauté. Des civils,dont des femmes, des enfants, des personnes âgées sauvagement assassinés, d’autres enlevés, avec des images que les assaillants ont eux-mêmes publiées pour montrer leurs terribles exactions.

La réplique de l’armée israélienne aux ordres de son gouvernement d’extrême-droite est d’une abominable violence à l’égard des palestiniens, déjà traités d’une façon indigne depuis si longtemps par un pouvoir israélien qui refuse de se soumettre aux nombreuses résolutions de l’ONU et poursuit sa politique de colonisation des territoires palestiniens et d’humiliation de tout un peuple.

A quand un État palestinien, avec des frontières garantissant à la Palestine et à Israël sécurité, autonomie, prospérité, paix ?

Pourquoi tant de personnes, partout dans le monde et en France sont incapables de montrer de la compassion pour toutes les victimes et de l’indignation pour toutes les violences et se sentent obligées de prendre parti, souvent avec outrance ?

Sur l’explosion qui a causé de nombreuses victimes à l’hôpital Al-Ahli Arabi de Gaza, on se saura peut-être jamais quel protagoniste est responsable de ce massacre. Les analyses a priori indépendantes que le journal Libération a pu étudier ce mercredi 18 octobre penchent plutôt pour un raté du lancer d’une roquette palestinienne.

Ça ne change rien à l’horreur du conflit et à la souffrance de celles et ceux qui le subissent.

J’ai enregistré l’article de Libé. Il est ici.

Lutter contre la pauvreté, un combat toujours à mener

Article libre opinion du groupe des élus Boissy Écologie et Solidarité à paraitre dans le numéro 182 du Boissy Mag qui sera distribué fin octobre 2023

En France, le seuil de pauvreté est fixé à 60% du revenu médian, soit 1102 euros pour une personne seule. En 2022, le pouvoir d’achat par personne a diminué de 0,3% (source INSEE). Selon l’ONG Oxfam, il y a environ 11 millions de pauvres en France, soit 17% de la population. C’est énorme.

Le revenu moyen par personne en France est de 1837 euros. Il est de 1725 euros à Boissy. 19% des Boisséens sont pauvres selon les critères de l’INSEE.

Bien se nourrir, se déplacer, se soigner, être logé dignement, se cultiver, s’habiller, partir en vacances, aller au restaurant, pour ne citer que ces quelques besoins fondamentaux, est difficile sinon impossible pour une part importante de nos concitoyens.

Le revenu des plus pauvres stagne depuis 20 ans, et s’est certainement détérioré du fait de l’inflation récente. Les revenus des 10% les plus riches ont augmenté de 30% dans la même période ! Insupportable inégalité. Certains revenus sont tellement élevés qu’ils sont une insulte à la justice sociale.

A Boissy, comme ailleurs, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion doit rester une priorité. Nous soutiendrons toute action allant dans ce sens.

Les joies des échanges sur Facebook

Heu…. De quoi s’agit-il ? Grégory Pigenel, compagnon de Laure Thibault, cheffe de file de LR à Boissy-Saint-Léger, a réagi le 7 octobre 2023 à une de mes publications sur le groupe Facebook de Boissy invitant à signer une pétition pour la protection des espaces boisés de la ville de La Queue-en-Brie.

Grégory Pigenel me reproche bizarrement, avec un ton agressif qui est quelquefois sa marque de fabrique, de m’occuper de La Queue-en-Brie alors que je devrais selon lui plutôt me préoccuper de Boissy. Son message :

Je n’ai pas voté pour l’actuel Pan Local d’Urbanisme de Boissy, aucun élu municipal de Boissy ne l’a fait d’ailleurs parce qu’il a été voté par le territoire GPSEA en 2018. A Boissy, on a simplement « prescrit » la révision du PLU en 2015, et délibéré sur le PADD (projet d’aménagement et de développement durable) en 2017.

Il n’y a pas eu de compte rendu détaillé du conseil municipal de 2015 où a été lancée la procédure. Je n’ai pas gardé mes notes. Je suis certain d’avoir défendu, comme je le fais avec constance, le principe de préservation des espaces naturels.

Le PADD quant à lui était un document généraliste affichant des intentions et ne décrivant pas des droits à construire ou des règlements de zones. Il était bien et je l’ai approuvé en 2018. On peut le trouver sur le site de la ville ou celui de GPSEA.

L’intervention que j’avais alors faite, au nom du groupe politique dont je faisais partie :

12 – présentation du PADD

Nous partageons les orientations générales du PADD. Nous soutenons notamment l’objectif de densification des quartiers de notre commune à proximité de la gare RER, densification permettant la création de logements dont notre région a besoin sans prendre le risque de mitage de l’habitat, préjudiciable à la protection des espaces naturels, gros consommateur d’équipements routiers et producteur de gaz polluants. Nous soutenons le projet de la ZAC La Charmeraie, à condition que l’équilibre financier de l’opération et que le nombre de logements prévus soient respectés.

Nous ne pouvons nous prononcer que sur l’intérêt général des équipements envisagés, sachant qu’il nous faudra étudier chacun d’entre eux pour avoir une position définitive sur leur utilité, leur public visé, leur localisation et leur coût.

Nous insistons sur l’urgence de mettre en place un réseau performant de pistes cyclables à visée utilitaire autant que de loisir, pour agir fermement contre la pollution atmosphérique aux conséquences sanitaires désastreuses, le réchauffement climatique, la place beaucoup trop importante accordée aux voitures dans nos espaces urbains, aux embouteillages chroniques, pénibles et chronophages. Profitons de la métropole et de ses territoires pour avoir une action d’envergure concertée sur ce sujet, sans oublier d’y associer les associations représentatives des usagers des déplacements doux, vélo et marche à pied.

Sous ces réserves, nous voterons pour.

J’ai toujours attiré l’attention du conseil municipal sur la nécessité de préserver les espaces naturels et limiter les nouvelles constructions. Parmi mes interventions, j’avais par exemple demandé qu’on révise le PLU pour, entre autres, empêcher la densification du quartier du Bois Clary touché par la division des parcelles et leurs conséquences parfois pénibles pour les riverains, notamment le nombre de voitures stationnées. Je m’étais par ailleurs inquiété de la possibilité de construire dans le « triangle » entre les voies RER, l’avenue Charles de Gaulle et la rue de Brévannes, sur les parcelles appartenant à la SNCF et à Orange lorsque le périmètre de veille de l’EPFIF avait été agrandi, estimant que la création de la Charmeraie amènerait suffisamment de nouveaux habitants dans ce secteur. J’ai également protesté contre la construction d’un nouvel immeuble de logement au sein de la Haie Griselle, opération rendue obligatoire par l’État en contrepartie de la subvention ANRU dans le cadre de l’aide aux quartiers prioritaires. J’ai eu aussi l’occasion de rappeler qu’il y avait une relation directe et prouvée entre délinquance et trop grande densification.

Par ailleurs, oui je pense qu’il y a besoin de nouveaux logements en France, en en Ile de France et à Boissy-Saint-Léger. L’enjeu, c’est de les faire de façon raisonnable et sans toucher aux espaces naturels ni augmenter les difficultés dans les secteurs où elles ne manquent pas. Mais je ne sais pas si c’est cet enjeu des logements que mon contradicteur a à l’esprit.

Alors, pourquoi G. Pigenel a-t-il publié cette réponse ?

Honnêtement, c’est un peu mystérieux. Peut-être veut-il défendre le maire LR de La Queue-en-Brie qui est l’objet de recours en justice par l’association Cèdre lqb ?

Toujours est-il que je ne répondrai pas sur le groupe Facebook. Les échanges conflictuels et politiques sont insupportables pour les autres membres de ce groupe qui ont eu à en subir de nombreux lors de la campagne pour les dernières municipales, G. Pigenel s’étant fait une spécialité d’alimenter les polémiques politiciennes.

Nourrir des chats dans la rue, acte généreux ou mauvaise idée ?

On lit sur les groupes Facebook beaucoup de publications concernant les chats. C’est un animal domestique agréable auquel on s’attache beaucoup. Je le sais d’autant plus que nous avons eu deux chats dans notre famille, que nous aimions énormément et dont la mort nous a peinés.

Mais a-t-on le droit de nourrir des chats errants ? Question annexe, est-ce raisonnable de le faire, d’un point de vue d’hygiène publique et de prolifération des chats, grand danger pour la petite faune sauvage.

Quelques réponses ici, sur le site de la SPA.

Spoiler : non, c’est interdit, parce que les aliments déposés dans les espaces publics et destinés aux chats attirent d’autres animaux, indésirables ceux-là, comme les rats ou les pigeons.

Et le nourrissage des chats errants non stérilisés provoque leur prolifération, qui peut devenir un véritable fléau, notamment parce qu’ils chassent des oiseaux, des petits mammifères, des batraciens, voire des insectes qui vont cruellement manquer à la biodiversité.

Je voterai Akli Mellouli / Annie Lahmer aux sénatoriales

C’est dimanche 24 septembre que les 2203 grands électeurs du Val-de-Marne éliront les 6 sénatrices et sénateurs du département. Comme je suis conseiller municipal dans ma commune, Boissy-Saint-Léger, je participerai à ce vote.

Huit listes ont été déposées.

Christian CAMBON – LR
Delphine FÉNASSE – LFI
Luc GRAS – sans étiquette
Laurent LAFON – UDI / majorité présidentielle
Akli MELLOULI – dissident PS
Alain PHILIPPET – RN
Pascal SAVOLDELLI – PC / PS
Géraldine TELLE – sans étiquette

Malgré de longues discussions, les négociations entre le PC, le PS et EELV n’ont pas abouti. Le PS a imposé en seconde place Laurence Rossignol, sénatrice sortante de l’Oise, dont la candidature avait été refusée par son propre parti dans son département d’origine. La troisième place a été réservée à un autre candidat PS, en reléguant EELV en 4ème position, ce que les écologistes ont refusé.

L’excellent sénateur écologiste sortant Daniel Breuiller, devant ce refus de donner aux écologistes une place correspondant à leur implantation locale dans le département, avait tenté de monter une liste avec la co-secrétaire d’EELV 94 Nadine Herrati en seconde place. Mais il a finalement renoncé pour raisons personnelles.

Ma préférence va à la liste présentée et menée par le binôme Akli Mellouli et Annie Lahmer, élus de terrain sincères et engagés depuis toujours dans les luttes pour la justice sociale et la transition écologique.

Je voterai pour leur liste.

Refaire les cours d’écoles pour permettre à l’eau de s’infiltrer, remplacer le bitume par des matériaux perméables et des végétaux, donner de la place aux enfants qui ne veulent pas courir après un ballon

Ajout au contenu de l’article ci-dessous : la canicule tardive que nous subissons est inédite, inquiétante et dangereuse. Parmi ses conséquences concrètes, de nombreux passages aux urgences pour problèmes respiratoires ou malaises cardiaques, et pas seulement pour des personnes âgées gravement malades. Hier samedi 9 septembre, il a fallu interrompre à Boissy-Saint-Léger la fête de la ville avec le forum des associations à 16h au lieu de 18h pour éviter les accidents. Malgré tout, il y a eu des démonstrations sportives en plein soleil aux heures les plus chaudes, ce qui montre que les gens (animateurs, élus, organisateurs, parents, simples citoyens) n’ont pas encore pris toute la mesure du problème.

A la fin d’un nouvel été en surchauffe, la nécessité de repenser la ville s’impose. L’exemple des écoles d’Auray, dans le Morbihan, nous inspire.

Dans les cours d’écoles de cette ville, de nouveaux espaces ont été créés à la place du bitume, comme des jardinières, des zones de détente et de découverte avec des matériaux diversifiés pour offrir aux écoliers des espaces adaptés à d’autres besoins que les jeux de ballon, sans supprimer les espaces pour le ballon, et rafraichis de façon naturelle.

Un changement qui répond à plusieurs besoins et dont nous pourrions nous inspirer à Boissy :

  • Créer des zones de fraicheur, ou en tout cas réduire les ilots de chaleur provoqués par le bitume
  • Favoriser l’infiltration de l’eau de pluie
  • Apporter des végétaux en nombre, plantes, arbustes et arbres
  • Offrir aux élèves des endroits adaptés à plusieurs besoins, dont la détente

Les abords des écoles ont aussi été modifiés selon les mêmes principes, au bénéfice cette fois-ci des accompagnants.

Article paru dans le numéro 181 de Boissy Mag, à la rubrique libre opinion – le groupe d’élus Boissy Ecologie et Solidarité