Les AMAP ont 20 ans

Journée de la terre, 20 ans des AMAP !

Cette année, les AMAP fêteront leurs 20 ans d’existence. C’est un bel anniversaire pour montrer, à l’occasion de la journée de la terre du 22 avril, qu’il existe des initiatives citoyennes et militantes qui participent de façon positive, concrète, efficace et durable à la construction d’un monde meilleur, à la fourniture d’une alimentation de qualité, à la préservation des terres cultivables locales.

Bio, circuit court, solidarité avec les producteurs, produits de saison, engagement citoyen.

Jardin Partagé de la Haie Griselle – Un état des lieux tendu

L’état des lieux du jardin partagé de la Haie Griselle, voulu par Régis Charbonnier, le maire de Boissy, s’est déroulé jeudi 1er avril.

Le maire était présent, accompagné de sa directrice de cabinet, de l’adjoint au maire à l’environnement, de la directrice de l’ASGE, d’une employée du service technique chargée des états des lieux et de deux policiers municipaux. Oui, deux policiers municipaux !! Il fallait bien ça pour contenir de dangereux jardiniers potentiellement violents…

Du côté de l’association, une douzaine d’adhérents étaient présents en respectant les gestes barrière pour soutenir nos présidents, le sortant et l’élu, et montrer la solidarité du collectif à l’occasion de cet évènement assez spécial et son désaccord face à cette fin de gestion du jardin injuste.

De nombreux échanges ont eu lieu, fermes quelquefois. L’association avait préparé son propre inventaire, joliment appelé par le président élu « inventaire du vivant », décrivant les résultats du travail effectué dans le jardin depuis 6 ans. Cet inventaire, bien plus pertinent que l’officiel, a été remis au maire.

A noter que le courrier recommandé reçu par le président sortant pour cet état des lieux évoquait la remise des clés du cabanon. Pourtant, des agents municipaux sont venus très vite après pour changer les canons des serrures. Ambiance…

Le maire PS de Boissy, fidèle à sa volonté de reprise en main brutale des associations qui ne lui plaisent pas, avec la complicité de sa majorité, est donc allé au bout de sa démarche de casse d’un collectif et d’un travail de longue haleine.

Ça ne va pas contribuer à apaiser les relations, humaines et politiques, au sein de la ville de Boissy-Saint-Léger. Bienveillance qu’ils disaient… tu parles !

Quand je pense que certains auraient voulu qu’une alliance se fasse à gauche dans notre canton pour les prochaines départementales, y compris avec le PS… Les adhérents de l’association membres ou proches de LFI ou d’EELV aiment les légumes bio, pas les couleuvres.

Ceci dit, cet épisode peu glorieux de la gestion municipale n’empêchera pas l’association de poursuivre ses actions en faveur de la végétalisation de la ville, fleurs, légumes, arbustes, aromatiques. Une étape s’achève, une autre commence, avec détermination et enthousiasme.

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Face aux crises environnementale, sociale, démocratique et maintenant sanitaire que nous subissons, on ne peut plus continuer à gérer les territoires, les pays et le monde comme si de rien n’était.

Peser sur les choix politiques, gagner des élections, faire la démonstration qu’une politique portée par une détermination forte vers l’écologie populaire est possible. Ce pouvoir de faire et d’agir passe par le renforcement des collectifs locaux qui débattent, partagent les mêmes craintes et les mêmes espoirs, sont prêts à s’engager, chacun à sa façon, selon ses possibilités, pour transformer nos territoires.

Nos modes de déplacements, notre alimentation, nos consommations relocalisées, etc. Les leviers d’actions sont nombreux, et là où ils sont activés, ils fonctionnent.

Ça vous dit ? Si oui, adhérez à EELV, c’est facile, c’est une promesse de satisfaction et d’action utile et enthousiasmante.

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Groupe local du Plateau Briard, Boissy-Saint-Léger, Villecresnes, Marolles-en-Brie, Santeny, Mandres-les-Roses, Périgny-sur-Yerres.

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La déviation de la RN 19 va ouvrir à Boissy. Il faut préparer l’après.

L’ouverture de la déviation de la route nationale 19 à Boissy-Saint-Léger (94) est prévue le 9 avril vers la province et le 16 avril vers Paris.

Sans aucun doute, la déviation va permettre aux Boisséennes et aux Boisséens de circuler plus facilement, aux habitants du Plateau Briard (et de plus loin) de ne plus avoir cet embouteillage pénible matin et soir pour traverser Boissy.

Pour les habitants de Boissy, cette barrière importante que constitue la RN 19, en plus de la ligne du RER et de l’obstacle naturel que représente le coteau entre le bassin parisien et le plateau de Brie (de 35 m à 104 m d’altitude), aggrave la discontinuité entre les quartiers de Boissy, le bas et le haut. La déviation donnera l’occasion de réduire cette fracture géographique et les risques de circulation à pied. Il y a eu trop de victimes sur cette route, notamment à cause de la vitesse, des passages de véhicules au feu rouge et des trottoirs trop étroits.

Elle rendra plus fluide aussi le passage des bus de la ligne 5 et les habitants du Bois Clary pourront ainsi venir plus facilement en centre-ville ou dans la Haie Griselle. Et réciproquement.

Pour les habitants du Plateau Briard, de Valenton et de Villeneuve-St-Georges, elle devrait améliorer de façon importante la circulation des bus sur les lignes 12, 40-12, 21 et J1 qui empruntent toutes au moins en partie l’actuelle nationale 19, notamment entre le lycée Guillaume Budé et la gare routière du RER de Boissy.

Mais il reste beaucoup à faire.

Cette nouvelle route aura couté au moins 200 millions d’euros (peut-être 240, c’est difficile de trouver le cout global depuis le début des travaux) ce qui aurait peut-être pu être évité si les pouvoirs publics avaient pris à temps les mesures pour améliorer les dessertes en transports publics, multiplié les circulations douces (trottoirs et pistes cyclables sécurisés et entretenus), obligé les entreprises à faire de vrais plans de déplacement, engagé une réforme fiscale rééquilibrant l’attractivité des régions de France, gardé les services publics de proximité, etc.

Maintenant, elle est faite. Il faut se donner les moyens pour que ça fonctionne, qu’elle ne serve pas à simplement déplacer les embouteillages plus au nord le matin et plus au sud le soir (les Villecresnois s’en inquiètent), que l’actuelle RN 19 dans la traversée de Boissy soit aménagée le mieux possible dans l’intérêt général. Passage des bus, piste cyclable, trottoirs larges, végétalisation.

Globalement, pour réduire les déplacements, l’organisation sociale et économique de notre pays et de notre territoire devra retenir les leçons des erreurs du passé et de la crise sanitaire actuelle et favoriser le local, qu’il s’agisse d’emplois, de commerces, de loisirs ou de services publics. Tout faire pour que la population trouve tout ce dont elle a besoin à proximité, sans oublier les espaces naturels et les terres cultivables.

Il ne faudra pas oublier le corridor écologique plusieurs fois promis au sud de l’ouvrage vers le Repos de la Montagne, pour permettre à la faune, petite et grande, de passer de la forêt de Grosbois à celle de la Grange sans une hécatombe sur la chaussée.

Il faudra aussi être attentifs à l’aménagement de la couverture de la déviation, en faire un lieu favorisant la détente, les circulations douces, la biodiversité, la nature en ville, avec des squares et des aires de jeux. Pourquoi pas des jardins partagés ou familiaux ?

La population devra être associée à ces futurs aménagements, et pas seulement en réunissant un vague conseil citoyen dont le fonctionnement et les moyens d’action sont plutôt obscurs.

Sans doute, pour maitriser l’urbanisation le long de l’actuelle nationale et sur les délaissés de la déviation, les élus locaux devront se pencher sur le plan local d’urbanisme et engager si besoin sa modification.

Un chantier se termine, un autre commence pour lequel la transition écologique et la démocratie participative doivent trouver toute leur place.

Droits de l’opposition – tribune libre opinion sur le site de la ville, c’est pour aujourd’hui ou pour jamais ?

Le 22 février 2021, j’envoyais un message au directeur général des services de Boissy-Saint-Léger pour lui signaler que j’avais un article à publier sur la page Facebook officielle de la ville, en application de la règle sur les droits de l’opposition, à publier à l’occasion de la distribution du Boissy Mag de février/mars 2021.

Le 23 février, le DGS m’accuse réception de ma demande, et m’informe le lendemain que la proposition de la ville est qu’il y ait un lien sur la page Facebook de la ville pointant vers l’article lui-même hébergé sur le site de la ville. Il m’indique que je peux, si je suis d’accord avec la procédure, envoyer mon article à la responsable du service communication.

Nous envoyons notre article le 26 février, en acceptant la procédure.

Le 3 mars, je m’étonne auprès de la responsable du service communication que mon article ne soit pas publié.

Le même jour, elle me répond « nous attendons l’aval de notre direction pour le publier ».

Depuis, plus rien… Oubli, refus non avoué, le maire joue la montre pour attendre la fin du préavis et rendre inutile notre article ?

Cet article est en ligne ici, il explique que le tribunal administratif ne nous a pas suivis dans notre demande d’annuler la décision du conseil municipal retirant à l’association les Jardins de Boissy Saint-Léger la gestion du jardin partagé de la Haie Griselle, sur l’argument de la non démonstration de l’urgence.

Cet article fait également une proposition au maire qui aurait pu satisfaire tout le monde, dans une volonté de rechercher une solution amiable, ce que le maire a toujours refusé.

Alors, que devrons-nous faire pour que les droits de l’opposition soient respectés par le maire de Boissy-Saint-Léger ?

Sur le site de la ville, vendredi 13 mars 2021 à 18:50. Une rubrique bien vide !

Compte rendu du conseil municipal du 29 janvier 2021

L’exposé du maire (point systématique, où se mêlent informations utiles et manifestations d’autosatisfaction du maire et de sa majorité).

Le maire a reproché la mauvaise organisation de la campagne de vaccination. Il a aussi exprimé la non solidarité entre villes, en citant un cas tendant à montrer que Sucy, équipée d’un centre de vaccination, refusait les demandes de Boisséens alors qu’elle acceptait celles des habitants de Noiseau. Heureusement, a ajouté le maire, Bonneuil a réservé des places pour les habitants de Boissy. Le reproche est-il fondé ou pas, nous ne savons pas. Nous pensons que ça préfigure surtout le début de la campagne pour les élections départementales avec un rapprochement PS-PC. Boissy a fait acte de candidature auprès de l’ARS pour avoir un centre de vaccination. Mon avis : concrètement, qu’il y ait ou pas un centre de vaccination à Boissy importe peu. Ce qu’il faudra, c’est que les Boisséennes et les Boisséens voulant être vaccinés puissent le faire et être accompagnés s’ils ne peuvent pas se déplacer tout seul.

Le président du département et le maire ont écrit ensemble au ministre de l’intérieur pour lui demander de trancher rapidement pour désigner un service de police qui pourra intervenir en cas de besoin sous le tunnel de la déviation. C’est cette absence de désignation qui serait responsable du retard à l’ouverture.

Les points pour lesquels il y a eu débat et vote

Les loyers des logements achetés par la ville au 15 rue de Paris (point 4), seront de 216 euros par mois pour le T2, et de 198 euros pour le T1. Nous nous sommes abstenus, parce que nous étions opposés à l’achat de la maison par la ville, mais surtout parce que nous avons des doutes sur les conditions d’attribution des logements communaux.

Nous avons approuvé le point 6 sur la demande de subvention pour améliorer la ventilation au forum, nous nous sommes abstenus sur le point 7 pour un nouvel avenant (un nouveau surcoût) sur la mission de pilotage de la construction du nouveau gymnase, et avons approuvé le point 8, le marché groupé entre la ville et GPSEA pour les produits d’entretien.

Nous avons voté contre le rapport d’orientation budgétaire. Notre intervention.

Après échange, nous avons approuvé l’adhésion de la ville à l’association Val-de-Marne tourisme et loisirs. Nous avons approuvé également les modifications au tableau des effectifs.

Sur le vœu présenté demandant de refuser le projet d’extension de la zone de bruit de l’aéroport d’Orly, notre groupe (Boissy Ecologie et Solidarité et Boissy c’est Vous, a été le seul à voter contre le vœu. Les arguments de la majorité étaient peu convaincants, ils n’ont pas osé dire qu’il fallait que les maires puissent construire encore plus y compris dans des zones ou le bruit des avions est présent, mais pas su démontrer qu’ADP avait des projets d’augmentation du trafic. Notre position est qu’il faut agir pour réduire le bruit des avions, réduire le trafic aérien, éventuellement déplacer l’aéroport d’Orly, et de toute façon ne pas urbaniser plus dans les villes soumises au bruit. Notre intervention.

J’ai posé une question diverse sur le jardin partagé. La réponse qu’a faite le maire était très brève, se contentant de confirmer la résiliation (bizarre, comme si on n’avait pas compris) et que cette décision était irrévocable. Sur ce point, mandaté par les participants à la dernière réunion Zoom du comité de défense du jardin, j’ai demandé avant le conseil au maire de me donner un rendez-vous pour en parler en tête à tête. Il a refusé, tentant de m’expliquer qu’il ne voulait pas prendre position dans un conflit interne à une association. Pas convaincant, n’est-ce pas ?

Défense de l’association « Les Jardins de Boissy-Saint-Léger »

Le maire de Boissy-Saint-Léger a fait voter, lors du conseil municipal du 17 décembre 2020, l’annulation de la convention de gestion du jardin partagé avec l’association Les Jardins de Boissy-Saint-Léger, d’une façon unilatérale, brutale et injuste. Les huit élus de l’opposition ont voté contre. Les élus de la majorité ont voté pour. Le Comité de Défense des Jardins de Boissy-Saint-Léger, l’association, les huit élus d’opposition du conseil municipal de Boissy appellent le maire à faire annuler cette délibération dès le conseil municipal du 29janvier 2021 et à rechercher un règlement amiable,comme le prévoit la convention.

Comité de défense des Jardins de Boissy

Plus d’informations sur le site du comité de défense

Mais que fait la police (de caractère) ?

C’est Fabrice qui l’a repéré en premier : dans la rubrique libre-opinion du Boissy Mag de décembre, le groupe d’élus dont fait partie le maire « Boissy pour tous, décidons tout seuls », sans doute frustré de n’avoir que 31 pages sur 32 pour s’exprimer, a décidé de passer outre le règlement intérieur du conseil municipal et de faire un article de 3500 caractères au lieu de 2500 maximum.

Et bien la réponse de la directrice de cabinet du maire est, tenez-vous bien, « c’est une simple erreur de mise en page », et « afin d’assurer l’ équité de traitement démocratique à laquelle nous sommes attachés tout autant que vous » (hé hé!), vous pourrez bénéficier de plus de caractères dans le prochain Boissy Mag ».

Une erreur de mise en page ! C’est la faute du service de communication, qui a sans doute rajouté quelques phrases pour faire plus joli !

Moi, je prétends que l’opposition manque de « courtoisie » (private joke) et aurait pu respecter la présomption d’innocence. Si ça se trouve, des opposants mal intentionnés ont peut-être dérobé la police de caractère de taille 11 recommandée par l’exécutif municipal pour les articles de cette rubrique. Voila voila… Je ne sais pas pourquoi me vient à l’esprit cette phrase « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Bon, Fabrice, tu exagères. A cause de toi, des Boisséennes et Boisséens vont lire cet article.

Extrait de l’article saboté par le service de communication 😉

Pour comparer les tailles de police, le second article la respectant

Travaux d’isolation du groupe scolaire Prévert – Problème de financement en approche

La ville de Boissy-Saint-Léger va présenter un dossier de demande de financement de travaux d’isolation pour le groupe scolaire Prévert. Celui-ci étant placé dans la zone délimitée par le PGS (plan de gêne sonore), les travaux d’isolation phonique peuvent bénéficier d’une aide d’ADP (aéroports de Paris) importante.

Sur un total de 1.730.000 euros prévus, ADP peut financer 70% des travaux sur les écoles et 28% sur les logements attenants.

Sauf que… vu l’effondrement du trafic aérien depuis le début de la pandémie, la TNSA (taxe sur les nuisances sonores aériennes), payée par les compagnies aériennes, les caisses du gestionnaire de cette taxe doivent être vides, ou pas loin.

On n’est sans doute pas près de voir cette aide arriver.

Bon, en même temps, les avions volant moins, la gêne n’est pas trop le problème en ce moment.