Noël or not Noël ?

De notre envoyée spéciale en Terre d’Israël

Une femme enceinte de 7 mois et demi et son mari, forcés de quitter leur logement de Nazareth pour fuir les violences qui ravagent leur région, ont trouvé refuge dans un abri proche de la ville de Bethléem.

Mais ce refuge était très précaire. Une bombe de l’armée israélienne détruisit complètement l’abri, dans lequel aucun corps, à part quelques restes d’animaux, ne fut pourtant retrouvé. Trois témoins circulant à dos de chameau assurèrent que la femme enceinte a été prise en otage par le Hamas peu de temps avant le bombardement. Son mari battu et blessé mais sauf, survécut, avant, fou de douleur, de se suicider en utilisant ses outils de charpentier.

La femme l’apprit par ses geôliers qui prirent un malin plaisir à lui raconter l’histoire avec force détails. Ils lui donnèrent aussi quelques coups de pied dans le ventre, pour rire. Elle entreprit aussitôt une grève de la fin et de la soif.

Pour Noël, cette année, c’est pas gagné.

Les horreurs de la guerre

Illustration empruntée à Libé, 28-10-2023

Gaza, samedi 28 octobre 2023, une des images de la violente agression de l’armée israélienne sur le territoire gazaoui.

Ce que vivent les habitants de Gaza, et plus généralement les palestiniens depuis des décennies est abominable. Ce que ces bombardements et les déplacements forcés leur font subir est atroce.

Responsables :

  • Le gouvernement israélien qui punit ainsi l’ensemble de la population gazaouie à la suite de l’attaque terroriste du Hamas du 7 octobre sur son territoire. Les colons israéliens et les religieux juifs radicaux qui alimentent la fuite en avant de la colonisation au détriment des palestiniens, en totale illégalité internationale (résolutions de l’ONU).
  • Le Hamas et les autres groupes islamistes qui consacrent toute leur énergie à nier le droit d’Israël à l’existence. L’attaque du 7 octobre montre une cruauté invraisemblable. Les deuils et les traumatismes provoqués par cette action et dont ont été victimes les civils israéliens ne seront jamais apaisés.
  • Les dirigeants de la communauté internationale qui ne prennent pas les mesures pour imposer le plan de paix reposant sur la cohabitation de deux états, Israël et Palestine.
  • Les dirigeants des pays pyromanes qui encouragent et financent les organisations terroristes islamistes. Iran et Russie sont régulièrement montrés du doigt.
  • Celles et ceux, partout dans le monde, qui ont une compassion à sens unique et des indignations à sens unique. Ils alimentent eux aussi la haine.

Quand cet horrible conflit prendra-t-il fin ?

Et pendant ce temps, les guerres ou d’autres conflits civils se poursuivent en Ukraine, en Haïti, en Syrie, en Éthiopie, en Myanmar (ex Birmanie), en Afghanistan, peut-être ailleurs…

Israël / Gaza, l’horreur de la guerre

L’attaque des terroristes du Hamas sur le sol israélien était d’une très grande cruauté. Des civils,dont des femmes, des enfants, des personnes âgées sauvagement assassinés, d’autres enlevés, avec des images que les assaillants ont eux-mêmes publiées pour montrer leurs terribles exactions.

La réplique de l’armée israélienne aux ordres de son gouvernement d’extrême-droite est d’une abominable violence à l’égard des palestiniens, déjà traités d’une façon indigne depuis si longtemps par un pouvoir israélien qui refuse de se soumettre aux nombreuses résolutions de l’ONU et poursuit sa politique de colonisation des territoires palestiniens et d’humiliation de tout un peuple.

A quand un État palestinien, avec des frontières garantissant à la Palestine et à Israël sécurité, autonomie, prospérité, paix ?

Pourquoi tant de personnes, partout dans le monde et en France sont incapables de montrer de la compassion pour toutes les victimes et de l’indignation pour toutes les violences et se sentent obligées de prendre parti, souvent avec outrance ?

Sur l’explosion qui a causé de nombreuses victimes à l’hôpital Al-Ahli Arabi de Gaza, on se saura peut-être jamais quel protagoniste est responsable de ce massacre. Les analyses a priori indépendantes que le journal Libération a pu étudier ce mercredi 18 octobre penchent plutôt pour un raté du lancer d’une roquette palestinienne.

Ça ne change rien à l’horreur du conflit et à la souffrance de celles et ceux qui le subissent.

J’ai enregistré l’article de Libé. Il est ici.

Lutter contre la pauvreté, un combat toujours à mener

Article libre opinion du groupe des élus Boissy Écologie et Solidarité à paraitre dans le numéro 182 du Boissy Mag qui sera distribué fin octobre 2023

En France, le seuil de pauvreté est fixé à 60% du revenu médian, soit 1102 euros pour une personne seule. En 2022, le pouvoir d’achat par personne a diminué de 0,3% (source INSEE). Selon l’ONG Oxfam, il y a environ 11 millions de pauvres en France, soit 17% de la population. C’est énorme.

Le revenu moyen par personne en France est de 1837 euros. Il est de 1725 euros à Boissy. 19% des Boisséens sont pauvres selon les critères de l’INSEE.

Bien se nourrir, se déplacer, se soigner, être logé dignement, se cultiver, s’habiller, partir en vacances, aller au restaurant, pour ne citer que ces quelques besoins fondamentaux, est difficile sinon impossible pour une part importante de nos concitoyens.

Le revenu des plus pauvres stagne depuis 20 ans, et s’est certainement détérioré du fait de l’inflation récente. Les revenus des 10% les plus riches ont augmenté de 30% dans la même période ! Insupportable inégalité. Certains revenus sont tellement élevés qu’ils sont une insulte à la justice sociale.

A Boissy, comme ailleurs, la lutte contre la pauvreté et l’exclusion doit rester une priorité. Nous soutiendrons toute action allant dans ce sens.

Nourrir des chats dans la rue, acte généreux ou mauvaise idée ?

On lit sur les groupes Facebook beaucoup de publications concernant les chats. C’est un animal domestique agréable auquel on s’attache beaucoup. Je le sais d’autant plus que nous avons eu deux chats dans notre famille, que nous aimions énormément et dont la mort nous a peinés.

Mais a-t-on le droit de nourrir des chats errants ? Question annexe, est-ce raisonnable de le faire, d’un point de vue d’hygiène publique et de prolifération des chats, grand danger pour la petite faune sauvage.

Quelques réponses ici, sur le site de la SPA.

Spoiler : non, c’est interdit, parce que les aliments déposés dans les espaces publics et destinés aux chats attirent d’autres animaux, indésirables ceux-là, comme les rats ou les pigeons.

Et le nourrissage des chats errants non stérilisés provoque leur prolifération, qui peut devenir un véritable fléau, notamment parce qu’ils chassent des oiseaux, des petits mammifères, des batraciens, voire des insectes qui vont cruellement manquer à la biodiversité.

Je voterai Akli Mellouli / Annie Lahmer aux sénatoriales

C’est dimanche 24 septembre que les 2203 grands électeurs du Val-de-Marne éliront les 6 sénatrices et sénateurs du département. Comme je suis conseiller municipal dans ma commune, Boissy-Saint-Léger, je participerai à ce vote.

Huit listes ont été déposées.

Christian CAMBON – LR
Delphine FÉNASSE – LFI
Luc GRAS – sans étiquette
Laurent LAFON – UDI / majorité présidentielle
Akli MELLOULI – dissident PS
Alain PHILIPPET – RN
Pascal SAVOLDELLI – PC / PS
Géraldine TELLE – sans étiquette

Malgré de longues discussions, les négociations entre le PC, le PS et EELV n’ont pas abouti. Le PS a imposé en seconde place Laurence Rossignol, sénatrice sortante de l’Oise, dont la candidature avait été refusée par son propre parti dans son département d’origine. La troisième place a été réservée à un autre candidat PS, en reléguant EELV en 4ème position, ce que les écologistes ont refusé.

L’excellent sénateur écologiste sortant Daniel Breuiller, devant ce refus de donner aux écologistes une place correspondant à leur implantation locale dans le département, avait tenté de monter une liste avec la co-secrétaire d’EELV 94 Nadine Herrati en seconde place. Mais il a finalement renoncé pour raisons personnelles.

Ma préférence va à la liste présentée et menée par le binôme Akli Mellouli et Annie Lahmer, élus de terrain sincères et engagés depuis toujours dans les luttes pour la justice sociale et la transition écologique.

Je voterai pour leur liste.

Refaire les cours d’écoles pour permettre à l’eau de s’infiltrer, remplacer le bitume par des matériaux perméables et des végétaux, donner de la place aux enfants qui ne veulent pas courir après un ballon

Ajout au contenu de l’article ci-dessous : la canicule tardive que nous subissons est inédite, inquiétante et dangereuse. Parmi ses conséquences concrètes, de nombreux passages aux urgences pour problèmes respiratoires ou malaises cardiaques, et pas seulement pour des personnes âgées gravement malades. Hier samedi 9 septembre, il a fallu interrompre à Boissy-Saint-Léger la fête de la ville avec le forum des associations à 16h au lieu de 18h pour éviter les accidents. Malgré tout, il y a eu des démonstrations sportives en plein soleil aux heures les plus chaudes, ce qui montre que les gens (animateurs, élus, organisateurs, parents, simples citoyens) n’ont pas encore pris toute la mesure du problème.

A la fin d’un nouvel été en surchauffe, la nécessité de repenser la ville s’impose. L’exemple des écoles d’Auray, dans le Morbihan, nous inspire.

Dans les cours d’écoles de cette ville, de nouveaux espaces ont été créés à la place du bitume, comme des jardinières, des zones de détente et de découverte avec des matériaux diversifiés pour offrir aux écoliers des espaces adaptés à d’autres besoins que les jeux de ballon, sans supprimer les espaces pour le ballon, et rafraichis de façon naturelle.

Un changement qui répond à plusieurs besoins et dont nous pourrions nous inspirer à Boissy :

  • Créer des zones de fraicheur, ou en tout cas réduire les ilots de chaleur provoqués par le bitume
  • Favoriser l’infiltration de l’eau de pluie
  • Apporter des végétaux en nombre, plantes, arbustes et arbres
  • Offrir aux élèves des endroits adaptés à plusieurs besoins, dont la détente

Les abords des écoles ont aussi été modifiés selon les mêmes principes, au bénéfice cette fois-ci des accompagnants.

Article paru dans le numéro 181 de Boissy Mag, à la rubrique libre opinion – le groupe d’élus Boissy Ecologie et Solidarité

Je suis partisan d’un strict respect de la neutralité philosophique, politique et religieuse dans les établissements scolaires publics

Le nombre de publications qui protestent contre le buzz provoqué par l’interdiction du port de l’abaya à l’école publique est plutôt amusant. C’est peut-être bien l’expression massive des opposants à cette interdiction qui entretient le buzz justement.

Il y a par ailleurs beaucoup de mauvaise foi dans leurs arguments.

« Il y a deux ans, c’était les crop top, aujourd’hui l’abaya. »

« L’abaya est juste un vêtement, pas un signe d’appartenance religieuse. »

Ces arguments nient ce qui me semble une évidence. Les collégiennes et lycéennes qui portent (ou portaient, avant son interdiction) l’abaya sont musulmanes, animées par l’intention d’afficher leur appartenance à une communauté, en l’occurrence une religion. Elles ne sont ni méchantes ni mal intentionnées, elles sont juste, sans en avoir conscience pour la plupart, portes paroles d’une revendication communautariste.

« Quelques dizaines de cas, la plupart réglés en interne dans les établissements, n’auraient pas dû provoquer un tel tollé. »

720 incidents liés au non-respect de la laïcité recensés dans les écoles en octobre 2022, je ne qualifierais pas ce chiffre d’insignifiant, surtout qu’il est hausse importante. 130% de plus qu’en septembre 2022. Source : ministère de l’Éducation Nationale. Et puis les chefs d’établissements expriment leur désarroi face aux tenues d’appartenance religieuse et sont demandeurs d’instructions de leur tutelle. Source : Syndicat national des personnels de direction de l’Education Nationale.

« Quand je vois un élève avec un polo blanc, je ne me dis pas qu’il veut inciter ses camarades à aller au catéchisme. »

Il fallait y penser… C’est juste sans fondement. Par contre, le jour où des collégiens ou lycéens arboreront les vêtements ou les signes d’appartenance ou de sympathie à l’extrême-droite, oui il faudra réagir, puisque qu’au-delà de la laïcité, la neutralité philosophique et politique aussi s’impose dans les établissements publics des 1er et second degré. Ça me rappelle quand un surveillant de mon lycée m’avait demandé il y a longtemps de retirer mon badge antiraciste « touche pas à mon pote ». Il avait raison, même si ça m’avait beaucoup contrarié.

« Le buzz sur l’abaya est voulu par le gouvernement pour cacher les vrais problèmes, comme le manque d’enseignants. ».

Bon, là, c’est vrai. Le gouvernement exploite sans vergogne ce problème pour faire un contrefeu au manque catastrophique d’enseignants.

Ceci dit, la logique voulant qu’on ne traite pas un sujet considéré comme secondaire (ça se discute) si les sujets considérés comme majeurs ne sont pas réglés ne me parait pas convaincante. En plus, vu le nombre d’actions revendicatives engagées par les parents d’élèves, les enseignants et les mairies pour protester contre ce manque d’enseignants, je suis moyennement convaincu que le contrefeu va fonctionner.

Alors ?

D’abord, en dehors des établissements publics, chacune et chacun a le droit d’afficher ses convictions et son appartenance philosophique, politique ou religieuse. Pour ce qui concerne la religion, la loi du 9 décembre 1905 a solidement ancré ce droit, même s’il est souvent contesté, par ignorance notamment. Combien de fois lit-on ou entend-t-on « en France, la religion doit rester dans le domaine privé ». C’est tout simplement faux d’un point de vue légal.

Bien sûr, avec cette polémique sur l’abaya les islamophobes s’en donnent malheureusement à cœur joie, avec souvent de la violence et toujours beaucoup d’outrance.

Mais ce n’est pas parce que l’opposition à l’abaya est défendue notamment par les partisans du RN (pour faire court) que ça doit légitimer l’abaya. Là encore, je ne vois pas la logique du raisonnement.

Je suis partisan d’un strict respect de la neutralité philosophique, politique et religieuse dans les établissements scolaires publics. Cette neutralité passe par l’interdiction claire de tous les signes d’appartenance à un groupe philosophique, politique ou religieux. Pas d’abaya donc.

80 millions d’animaux de compagnie en France ! C’est trop

L’émission C dans l’air ce soir. Intéressant d’entendre que l’augmentation de la consommation de viande ces dernières années est due à « un transfert de protéines » de l’assiette des humains à la gamelle de l’animal de compagnie.

Je ne vais pas me faire (que) des amis, mais je pense très sérieusement que pour cette raison et d’autres comme les déjections canines et la sur-prédation des chats, il y a trop de chiens et de chats dans notre pays.

Concernant la biodiversité et la prédation préoccupante des chats, vous pourrez lire ici des infos très intéressantes sur le site de France Nature Environnement.

Illustration de l’article de France Nature Environnement

Ouverture de la Boissyclerie de Boissy

Aujourd’hui ouvre à Boissy-Saint-Léger la Boissyclerie, une recyclerie pour les textiles et les vélos. Les travaux ont été financés essentiellement par le Territoire GPSEA, le lieu sera géré par la Ligue de l’Enseignement.

Je ne voulais pas rater cette ouverture et j’ai eu le plaisir ce matin de découvrir les locaux, avec partie textile, dont une cabine d’essayage, un coin convivialité et un atelier de réparation pour les vélos.

Des personnels jeunes, dynamiques et accueillants, un lieu d’économie sociale et circulaire qu’il faut saluer !

Et comme les Restos du Cœur de Boissy ont leurs nouveaux locaux dans le même bâtiment, j’ai pu profiter de la présence du président des Restos de Boissy, Daniel Pailler, pour faire le tour avec d’autres visiteurs de la partie dédiée aux activités des Restos.

Illustration empruntée à la recyclerie